rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Cisjordanie: un Palestinien attaque un soldat israélien et est abattu par la suite (armée)
  • Budget italien: «La Commission européenne ne veut pas d'une crise entre Bruxelles et Rome» (Pierre Moscovici sur France Inter)
  • L'ancienne ministre Ségolène Royal dénonce la fiscalité sur le carburant en France, un «matraquage fiscal par l'écologie» (RTL)

Liban

Publié le • Modifié le

Premières élections législatives depuis neuf ans au Liban

media
Dépouillement des voix dans un bureau de vote à Beyrouth, le 6 mai 2018. REUTERS/Mohamed Azakir

C’était la première fois que les électeurs s’exprimaient depuis 9 ans, avec un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle qui a permis à de nouveaux candidats issus de la société civile de se présenter. Même si les partis traditionnels devraient rester majoritaires au parlement. Le taux officiel de participation au scrutin est de 49%.


Avec notre envoyée spéciale à BeyrouthMurielle Paradon

Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur, même si plusieurs candidats ont dénoncé des irrégularités : des achats de vote notamment qui ont mené à quelques incidents. Incidents maîtrisés par la police et l’armée déployés massivement à travers le pays.

Les supporters des candidats sont restés mobilisés toute la journée agitant des drapeaux, distribuant des tracts pour encourager les électeurs à voter jusqu’au dernier moment pour leurs candidats.

Mais la participation a été globalement faible, marquant sans doute une désillusion d’une partie des Libanais. Malgré un scrutin à la proportionnelle qui a poussé de nouveaux candidats la société civile à se présenter, beaucoup d’électeurs ne croient pas en un véritable renouvellement de la classe politique.

Les partis traditionnels présents depuis des années dans le paysage politique sont régulièrement accusés de corruption et de clientélisme, incapables de relancer l’économie du pays ou de faire face aux défis environnementaux.


Paroles d'abstentionnistes

RFI a recueilli les témoignages de certains abstentionnistes à Beyrouth. « Je ne sens pas que les choses changeront. C’est les mêmes personnes qui seront toujours là. Les mêmes partis même si les figures changent » confie un électeur.

« Je n’ai pas voté parce que suis pour le principe d’opposition parce qu’à mon avis aucun des candidats qui se sont présentés aux élections n’a un programme clair destiné aux jeunes. On veut des programmes de développement et surtout qu’on s’attaque au problème du chômage, pour que les jeunes puissent trouver de l’emploi et tout ce dont on parle tous : régler les problèmes d’électricité, d’eau, etc. » explique une électrice.

Une autre électrice : « Personne parmi les candidats ne me représente. Même les candidats de la société civile. Leur expérience, bon c’est des jeunes, ils sont passionnés. Ils veulent changer le pays, OK, mais la situation du pays c’est un sujet qui les dépasse. Et si on reste avec les partis traditionnels, le pays restera le même ».

Chronologie et chiffres clés