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Israël Benyamin Netanyahu

Publié le • Modifié le

Commémorations en grande pompe et polémique politique pour les 70 ans d'Israël

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Un ballet militaire aérien en répétition à Jérusalem, dans le cadre des commémorations pour les 70 ans de l'Etat d'Israël, le 16 avril 2017. REUTERS/Ronen Zvulun

La date varie selon les calendriers. Dans la division grégorienne de l’année, c’est le 14 mai qu’Israël a proclamé son indépendance. Mais le calendrier hébraïque situe, lui, cette date au 5 iyar. Et cette journée-là commence ce mercredi 18 avril, au coucher du soleil. Israël s’apprête donc à célébrer à partir de ce soir son soixante-dixième anniversaire.


De notre correspondant à Jérusalem,

Israël a vu les choses en grand. Pour marquer ce 70e anniversaire, les célébrations doivent durer 70 heures, jusqu’à samedi soir. Il y aura tout d’abord une cérémonie officielle, ce mercredi, à Jérusalem, suivie du plus grand feu d’artifice jamais organisé dans le pays. Mais aussi des événements dans tout le l'Etat hébreux.

Des vidéos projetées sur les bâtiments du boulevard Rothschild, célèbre artère du centre de Tel Aviv, feront revivre l'Israël de 1948, année de sa création et une succession de fêtes sur les plages, aura lieu. Que ce soit sur les rives du lac de Tibériade, de la mer Méditerranée ou de la mer Rouge, 70 kilomètres de littoral devraient accueillir ces célébrations. Selon un journal israélien, le coût total de la dépense pourrait atteindre 100 millions de shekels, soit 23 millions d’euros.

Des commémorations touchées par une polémique politique

L’événement le plus fort sera la cérémonie officielle de ce soir, un rendez-vous annuel, organisé au Mont Herzl. Un lieu symbolique qui porte le nom du fondateur du sionisme et où se trouve le cimetière national d’Israël. Douze torches y sont notamment allumées par des personnalités considérées comme ayant apporté une grande contribution à la société israélienne. Elle se veut apolitique : la tradition veut que le Premier ministre et le président n’y soient pas présents. C’est le président de la Knesset, le Parlement israélien, qui préside cette cérémonie.

Mais cette année, la cérémonie a été entourée d’une polémique. Benyamin Netanyahu voulait y assister et y prendre la parole. Ses détracteurs y voyaient une volonté de redorer son image d’homme d’Etat alors qu’il est affaibli politiquement par les enquêtes pour corruption le visant. Mais l'initiative n’a pas été du goût du président de la Knesset, Yuli Eldestein, pourtant élu du Likoud, le parti du chef du gouvernement. Il a menacé de boycotter cette cérémonie si Benyamin Netanyahu persistait à vouloir prononcer un discours.

Aucun invité de marque

Finalement, un compromis a été trouvé entre les deux hommes. Benyamin Netanyahu sera présent en tant que représentant de tous les chefs de gouvernement de l'histoire israélienne. Il devrait aussi faire quelques remarques, mais son discours devrait n'évoquer que la déclaration d’indépendance.

En revanche, Israël n’aura pas d’invités de marque, ce qui est considéré comme un échec pour le gouvernement et pour Benyamin Netanyahu particulièrement. L’an dernier, il avait lancé des invitations à plusieurs dirigeants étrangers. Le président du Honduras avait annoncé sa venue. Le Honduras, certes un petit pays mais l'un des seuls à avoir suivi les Etats-Unis dans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Juan Orlando Hernandez devait allumer une torche. Mais sa venue a suscité des critiques en Israël. Une élue du parti de gauche Meretz a dénoncé ce choix, soulignant les atteintes aux droits de l’homme au Honduras. Et finalement Juan Orlando Hernandez a annulé son voyage. Cette cérémonie sera donc uniquement israélienne.

Chronologie et chiffres clés