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Syrie Diplomatie ONU France

Publié le • Modifié le

Syrie: à l'ONU, la France va proposer un nouveau projet de résolution

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La réunion du Conseil de sécurité de l'ONU du 14 avril 2018 a abouti sur un rejet de la résolution russe condamnant les frappes en Syrie. REUTERS/Eduardo Munoz

Au lendemain des frappes conjointes entre Paris, Washington et Londres en Syrie, l’heure est aux grandes manoeuvres pour tenter de relancer la diplomatie. La France a promis de l’action dès lundi 16 avril dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU avec un nouveau projet de résolution.


Avec notre correspondante à New YorkMarie Bourreau

L’existence d’un texte en cours d’élaboration a effectivement été confirmée par l’ambassadeur français à l'ONU François Delattre, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité qui s’est tenue ce samedi 14 avril conséquemment aux frappes.

La position de Paris est assez claire : il s’agit de montrer que ces frappes ne sont nullement une offensive militaire en Syrie mais un signal de fermeté qui n’a de sens que s’il y a un réinvestissement du champ politique. Un message assez direct à Washington, qui a participé à ces frappes, et n’a pas hésité à proférer de nouvelles menaces, en assurant être prêt à dégainer en cas de nouvelles attaques chimiques, mais qui a en parallèle annoncé il y a quelques semaines vouloir se désengager du théâtre syrien.

La Russie acceptera-t-elle la résolution ?

Paris va donc tenter de forcer un peu sa chance de revenir dans le jeu diplomatique en Syrie en proposant pour la première fois un texte qui aborde les trois sujets clés de la crise syrienne : le politique, l’humanitaire et le chimique. La France fait le pari que c’est aussi dans l’intérêt de Moscou d’aboutir à un règlement politique de cette crise.

Le seul processus viable - même s’il est au point mort à présent - est le processus onusien qui se trouve à Genève auquel participent tous les acteurs syriens. Il faudra maintenant voir ce qu’il y a dans ce texte français qui va reposer a priori sur des résolutions qui ont déjà été acceptées par Moscou dans le passé. Mais les signaux envoyés par Moscou sont assez négatifs, l’ambassadeur russe à l’ONU a ainsi interprété ces frappes comme une menace aux perspectives de processus politique en Syrie.

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