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Syrie Liban

Publié le • Modifié le

Frappes en Syrie: le Liban s'inquiète des conséquences de l'attaque tripartite

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Des réfugiés syriens dans un jardin public à Beyrouth. REUTERS/Jamal Saidi

Damas et l’Iran ont dénoncé dans les termes les plus durs les frappes occidentales contre des sites syriens, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, tout en essayant d’en minimiser l’efficacité. Prudent, le Liban a exprimé son inquiétude des possibles conséquences de l’attaque tripartite, menée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.


Avec notre correspondant à BeyrouthPaul Khalifeh

Quelques heures seulement après les bombardements occidentaux, les dirigeants syriens et les médias proches de Damas ont joué l’assurance et la détermination face à ce qu’ils ont appelé « l’agression tripartite ». La présidence syrienne a mis en ligne samedi matin une vidéo de Bachar el-Assad entrant tranquillement dans ce qui semble être le palais présidentiel. Un commentaire accompagne les images : « Sabah al-Soumoud », ou le matin de la résistance, en arabe.

Le président syrien s'est dit plus déterminé que jamais à « lutter contre le terrorisme sur chaque parcelle de territoire », lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani. Plus tôt, le ministère des Affaires étrangères avait dénoncé une « agression barbare et brutale ». Il s’agit d’une « violation flagrante du droit international et elle sera vouée à l'échec », précise un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

Le Liban, lui, est coincé entre le marteau et l’enclume. Il partage 220 kilomètres de frontière avec son voisin de l’est et accueille plus d’un million de réfugiés syriens. Dans le même temps, il a de bonnes relations avec les Etats-Unis, principal soutien de son armée. Le président Michel Aoun a estimé que l’attaque contre la Syrie n'aidera pas « à trouver une solution politique à la crise » et rendra la possibilité d'un dialogue « plus difficile ».

Le Hezbollah, pour sa part, n’a pas mâché ses mots. La « guerre » des Etats-Unis contre la Syrie « n'atteindra pas ses objectifs », a estimé le parti pro-iranien.

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