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Réfugiés Allemagne Syrie Migrations Internationales Immigration

Publié le • Modifié le

Eloignés de leurs proches en Allemagne, des réfugiés syriens préfèrent rentrer

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Des réfugiés syriens arrivent au camp de Friedland, dans le nord de l'Allemagne, le 4 avril 2016. [Image d'illustration] REUTERS/Kai Pfaffenbach

Une enquête de médias allemands a mis à jour un phénomène inattendu : de nombreux réfugiés syriens choisissent le retour dans leur pays. Et ce non pas parce qu'ils ne disposent pas de titre de séjour en Allemagne, car ces personnes ont des papiers leur permettant de rester en Europe. Ce sont les difficultés pour permettre à leurs proches de les rejoindre, les entraves au regroupement familial, qui les incitent à rentrer dans leur pays.


Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

C'est un peu comme un film qu'on rembobinerait. Après avoir fui leur pays et gagné l'Europe parfois dans des conditions très difficiles, ils refont dans l'autre sens le même voyage. Grâce à leur titre de séjour en Allemagne, ces migrants peuvent se rendre sans problèmes en avion en Grèce. La Turquie ne leur accordant pas de visa, ils doivent gagner ce pays illégalement.

Des passeurs déclarent dans l'enquête des médias allemands avoir parfois plus de passage vers la Turquie que dans l'autre sens. Le coût pour traverser le fleuve Évros qui sert de frontière serait de 200 euros. Ces ex-réfugiés qui ont choisi de rentrer en Syrie doivent ensuite traverser la Turquie pour rejoindre leur pays.

Sur des réseaux sociaux comme Facebook, des groupes permettent d'échanger des informations sur la meilleure façon de rentrer en Syrie et sur les prix. Bien qu'ils aient obtenu un titre de séjour en Allemagne, les difficultés rencontrées pour permettre à leurs proches restés au pays de les rejoindre poussent certains à quitter la sécurité de leur exil.

Les autorités allemandes sont certes au courant de ce phénomène, mais sont incapables de le quantifier. Des Syriens partis sans laisser d'adresse sont certes recensés, mais comment savoir s'ils ont choisi de gagner un autre pays européen ou opté pour un retour au pays ? Interrogées, les organisations de défense des migrants critiquent les restrictions faites au regroupement familial.

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