rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Négociations du Brexit: le chancelier autrichien Sebastian Kurz confirme «un sommet spécial» en novembre 2018
  • Parlement européen: pour Laurent Wauquiez (LR), Orban «a toute sa place au PPE» («Figaro»)
  • Plusieurs centaines de migrants évacués ce jeudi matin du centre de la ville de Nantes
  • Procès Bygmalion: la décision sur les recours de Sarkozy a été reportée au 25 octobre (cour d'appel)
  • France-CSG: 300 000 retraités bénéficieront en 2019 d'un geste fiscal (Philippe)
  • Guerre commerciale: le patron d'Alibaba Jack Ma renonce à sa promesse de créer un million d'emplois aux Etats-Unis (Chine nouvelle)
  • Japon: le Premier ministre Shinzo Abe a été réélu à la tête de son parti (officiel)

Territoires Palestiniens Israël

Publié le • Modifié le

[Reportage] A Hébron, d'irréductibles Palestiniens face aux colons israéliens

media
Des manifestants palestiniens chassés par les gaz lacrymogènes des soldats israéliens, à Hébron, le 16 février 2018. REUTERS/Mussa Qawasma

A Hébron, la rue commerçante Shuhada, artère principale de cette ville palestinienne historique, est fermée pour raisons de sécurité à ses habitants. La raison : 600 colons israéliens protégés par près de 2 000 soldats. Epicentre de la violence pendant la seconde Intifada, cet axe stratégique bordé de colonies est devenu le symbole des restrictions de circulation imposées par l'armée israélienne. Et malgré ces difficultés, une poignée de Palestiniens continuent à vivre entre les colonies et les checkpoints.


Avec notre envoyée spéciale à Hébron, Marine Vlahovic

Lorsqu'il ouvre la fenêtre de son petit appartement délabré, Anas al-Bayed fait face à un horizon limité. « A droite il y a un checkpoint, à gauche il y a une colonie et en face il y a aussi une colonie », décrit-il.

Et en bas de la rue Shuhada, avant la seconde Intifada, c'était le coeur commercial d'Hébron. Aujourd'hui, c'est une rue fantôme aux échoppes closes et aux maisons abandonnées.

Parsemée de colonies et de checkpoints israéliens, la rue Shuhada est presque entièrement fermée aux Palestiniens, mais Anas, né ici il y a presque trente ans, compte bien y rester. « Tous mes souvenirs d'enfance et ma famille sont ici, si je vivais ailleurs je me sentirais comme à l'étranger », dit-il.

Une poignée de familles persistent à vivre dans cette rue malgré les restrictions de circulation et Anas doute qu'un jour il puisse de nouveau l'arpenter de long en large : « Pour cela il faudrait qu'Israël décide d'évacuer la rue Shuhada, c'est impossible car ils veulent garder le contrôle ».

Une réouverture impossible pourtant demandée par les Palestiniens qui manifestent ce vendredi à l'entrée de la rue Shuhada.

Chronologie et chiffres clés