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Publié le • Modifié le

Syrie: deux jihadistes britanniques aux mains des combattants kurdes

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Combattants kurdes des YPG, les Unités de protection du peuple kurde, hommes et femmes mélangés, Derik (Syrie), juin 2017 (photo d'illustration). DELIL SOULEIMAN / AFP

Deux jihadistes britanniques du groupe Etat Islamique ont été capturés en Syrie par des combattants kurdes. Ils étaient membres d’une cellule d’exécution au sein de l’organisation responsable de nombreux actes de torture et décapitations.


Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Les deux hommes faisaient partie d’un groupe de quatre combattants, tous originaires de Londres que leurs prisonniers occidentaux avaient surnommés « les Beatles » à cause de leur accent britannique. Alexanda Kotey, 34 ans et El-Shafee el-Sheik, 29 ans étaient les deux derniers membres encore actifs d’une cellule qui a décapité au moins 27 otages parmi lesquels les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff ainsi que les travailleurs humanitaires britanniques David Haines et Alan Henning.

A la tête de ce quatuor responsable d’actes de torture particulièrement cruels, le Britannique Mohammed Emwazi, plus connu sous le nom de « Jihadi John » ; il a été tué en novembre 2015 par un drone lors d’une attaque à Raqqa. Le quatrième membre du groupe est détenu en Turquie.

Le sort des deux hommes capturés est encore incertain : ils pourraient être jugés aux Etats-Unis ou bien être envoyés au centre de détention américain de Guantanamo Bay.

Procès équitable

Mais plusieurs voix s’élèvent déjà pour qu’ils bénéficient d’un procès équitable. S’exprimant à la BBC vendredi le journaliste français Nicolas Hénin, retenu en otage aux mains du groupe Etat islamique pendant dix mois, a estimé que toute tentative de priver ces hommes de leurs droits permettrait à l’organisation extrémiste de les faire passer pour des victimes.

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