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Liban Unesco Qatar Egypte

Publié le • Modifié le

La direction de l'Unesco échappe aux pays arabes en raison de leurs dissensions

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La candidature du Qatari Hamad bin Abdulaziz al-Kawari à la tête de l'Unesco n'a pas tenu face aux divisions entre Etats arabes. REUTERS/Charles Platiau

Les divisions entre les pays arabes ont eu raison de leur accession à la direction générale de l’Unesco. Un poste auquel les Arabes estimaient avoir droit, vu que leur groupe n’a jamais dirigé l’organisation mondiale de l’éducation et la culture. Sauf qu’il a été remporté in extremis, vendredi 13 octobre, par la française Audrey Azoulay aux dépens du candidat du Qatar.


Avec notre correspondant en Egypte, Alexandre Buccianti

C’est l’illustration du vieux dicton arabe selon lequel « les Arabes se sont mis d’accord à ne jamais être d’accord ». Pour preuve, ils n’étaient pas moins de trois candidats à vouloir prendre la tête de l’Unesco : un Qatarien, une Egyptienne et une Libanaise.

Pourtant, l’élection qui aurait pu être tranchée dès le premier tour si les Arabes n’étaient pas divisés. Qatarien, Egyptienne et Libanaise ont, en effet, obtenu 36 voix sur 58. A la veille du tour décisif, le Qatarien avec 22 voix et l’Egyptienne avec 18 avaient 10 voix de plus que la majorité absolue.

Finalement l’Egypte – qui comme plusieurs pays arabes boycotte le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme islamiste – a appelé à voter pour la candidate française. Exit les Arabes, sauf aux yeux de quelques internautes qui font remarquer qu’Azoulay est d’origine marocaine. D’autres appellent sarcastiquement Doha à naturaliser Audrey Azoulay qatarienne à coups de millions.

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