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Territoires Palestiniens Egypte

Publié le • Modifié le

Le Hamas et le Fatah ont conclu un accord au Caire

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Dans la bande de Gaza, un homme assis devant un drapeau égyptien, célèbre l'accord conclu entre le Hamas et son rival palestinien, le Fatah, le 12 octobre 2017. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Après deux jours de discussions au Caire, les deux partis rivaux palestiniens, le Fatah et le Hamas sont parvenus à un accord de réconciliation. C'est ce qu'a annoncé le chef de file du Hamas, Ismaïl Haniyeh, avant que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ne salue l'accord.


De notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

L'accord entre le Hamas et le Fatah trouvé ce 12 octobre au Caire reste intérimaire. Les questions les plus épineuses entre les deux partis n'ont toujours pas été abordées. C'est le cas notamment de l'avenir des 25 000 hommes des brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas. Le mouvement islamiste refuse d'envisager un désarmement alors que le président de l'Autorité palestinienne exclut de reproduire le modèle du Hezbollah, en référence à cette milice chiite considérée comme un Etat dans l'Etat au Liban.

La recherche du symbole fort

Mais les deux partis semblent vouloir accompagner chacune des étapes d'un symbole fort. Après l'annonce du début du rapprochement, le Premier ministre palestinien avait fait un retour triomphal dans la bande de Gaza. Cette fois-ci, c'est Mahmoud Abbas qui pourrait se rendre sur place dans les prochaines semaines. Ce serait sa première visite sur place en plus de dix ans.

Le Hamas c'est la résistance armée et le Fatah veut vivre en paix avec Israël, donc ça ne peut pas coller. Ça ne marchera pas.
Réconciliation entre le Fatah et le Hamas: les Palestiniens sceptiques 12/10/2017 - par Marine Vlahovic Écouter

Etape par étape, Hamas et Fatah renforcent leur rapprochement. Les deux grands partis palestiniens ont annoncé le mois dernier le retour du gouvernement de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, territoire contrôlé par le Hamas.


Malgré l'accord, certains points ne sont pas réglés

L'accord de réconciliation annoncé ce jeudi au Caire est « un accord important », reconnaît Hani Al Masri. Mais ce politologue palestinien, directeur du centre Masarat, souligne aussi que d’autres points doivent encore être négociés : « Quelque chose est en train de se passer. Le changement de la situation à Gaza, c'est une question majeure. Les Gazaouis vivent en enfer ! Et cela va s'améliorer, c'est très important. Mais sur les autres points, cela va être très difficile et il faut faire la différence entre ces deux aspects ».

Il n'y a ainsi toujours pas d'accord sur les points principaux. « Ce n'est pas un aspect mineur que de laisser le gouvernement exercer son pouvoir à Gaza. C'est important. C'était l'un des principaux obstacles dans le passé. Jusqu'à présent, le Hamas refusait de ne plus administrer la bande de Gaza. Mais nous considérons qu'il faut un accord global. Cela ne suffit pas que le Hamas ne dirige plus Gaza. En retour, il faut que le Hamas soit intégré au régime politique, à l'Autorité palestinienne et à l'Organisation de libération de la Palestine. Et jusqu'à présent, il n'y a pas d'accord sur ces points-là. L'Egypte appelle à une nouvelle rencontre de tous les partis le mois prochain au Caire. Cela veut dire que tout est repoussé jusqu'à la prochaine réunion ».

Propos recueillis par Guilhem Delteil

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