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Russie Jordanie Syrie

Publié le • Modifié le

La Russie et la Jordanie disent discuter d’une «zone de sécurité» en Syrie

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Les chefs de la diplomatie russe et jordanien Sergueï Lavrov et Aymane Safadi à Amman, le 11 septembre 2017. REUTERS/Muhammad Hamed

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est à Amman, où il s'est entretenu avec son homologue jordanien et le roi Abdallah II au sujet de la guerre en Syrie.


La Jordanie veut avant tout sécuriser sa frontière. Le 9 juillet dernier, Amman, Moscou et Washington ont conclu un accord de cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, une région qui jouxte la Jordanie. Un cessez-le-feu qualifié ce lundi de « succès » par le ministre jordanien des Affaires étrangères Aymane Safadi et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le royaume hachémite a désormais besoin du soutien russe pour stabiliser une autre partie de sa frontière avec la Syrie, plus à l’est, dans une région secouée ces derniers jours par des combats. Ceux-ci ont obligé de nombreux réfugiés à fuir une nouvelle fois. La Jordanie et les Etats-Unis ont même demandé à deux groupes d'opposition syriens qui contrôlent des portions de territoire dans le sud de la Syrie de cesser le combat contre les forces du régime de Damas et de se replier sur le territoire jordanien.

Des discussions ont donc été menées ce lundi sur « la mise en place d’une zone de désescalade » dans le sud-est de la Syrie, a indiqué Sergueï Lavrov. La Jordanie, la Russie et les Etats-Unis sont « déterminés à atteindre l’objectif » de créer « dès que possible » une « zone de sécurité » dans la région, a ajouté Ayman Safadi.

La Jordanie partage avec la Syrie une frontière longue de 370 km toujours fermée, mais qu'Amman espère rouvrir. Plus d'un milliard de dollars de marchandises transitaient annuellement entre les deux pays par le point de passage de Jabar, fermé depuis plus de deux ans. Amman joue donc maintenant la carte du pragmatisme pour défendre ses intérêts économiques.

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