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Liban EI Terrorisme Hezbollah

Publié le • Modifié le

Liban: à Baalbeck, Nasrallah fête la victoire du Hezbollah contre les jihadistes

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Le Hezbollah fête sa victoire à Baalbeck, dans la plaine libanaise de la Bekaa, jeudi 31 août 2017. REUTERS/Hassan Abdallah

Le Hezbollah a célébré, jeudi 31 août au Liban, sa victoire contre les combattants jihadistes. En un mois et deux batailles, le parti chiite, puis de l'armée libanaise, ont réussi à chasser les différents groupes extrémistes présents depuis trois ans dans la région frontalière avec la Syrie. Un événement considéré par le Hezbollah comme la « seconde libération » du Liban, après le retrait en 2000 des soldats israéliens dans le sud du pays.


De retour de Baalbeck,  Nicolas Feldmann

Baalbeck, jeudi 31 août. Des milliers de partisans du Hezbollah sont rassemblés dans cette cité de l'est du Liban. Face à cette marée de drapeaux jaunes, sur scène, une trentaine d’hommes en treillis militaires entonnent des chants patriotiques.

Hadi Laiss, debout sur une chaise, contemple la foule rassemblée dans sa ville. « Les gens viennent de tout le Liban, de toute la région pour célébrer la victoire de la libération de leur territoire et du terrorisme qui nous a fait tant souffrir. Maintenant, on en a fini avec le terrorisme », espère-t-il.

Hezbollah et armée, même combat au Liban ?

Si l’assistance est parsemée de drapeaux libanais, presque aucune trace des épées et du cèdre de l’armée. Les symboles sont absents, mais le cœur y est, assure sous son abaya noire Yara Zeineddine, 18 ans :

« Dans le pays, il y a beaucoup d'opinions différentes. Mais nous sommes des Libanais, et pour nous c'est la même chose pour les militaires et le Hezbollah. »

Nasrallah admet avoir rencontré Assad à Damas

Dès l’apparition sur l’écran géant du chef du parti, barbe fournie et coiffé de son éternel turban noir, un frisson parcourt la foule. Pendant plus d’une heure, le numéro un du Hezbollah égrène ses arguments. « Nous ne voulons pas l’affaiblissement de l’armée », avance-t-il, tout en appelant à « coopérer avec le régime syrien ».

Hassan Nasrallah reconnait au passage avoir vu Bachar el-Assad à Damas. La rencontre a permis d'obtenir l’évacuation des derniers jihadistes du Liban vers la Syrie. Un dernier point qui fait polémique au Liban, puisqu'à travers cet accord, les assassins de neuf soldats libanais ont pu fuir le pays en toute impunité.

Discours de Hassan Nasrallah à Baalbeck, au Liban, le 31 août 2017. REUTERS/Hassan Abdallah

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