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Territoires Palestiniens Culture

Publié le • Modifié le

Bir Zeit: le Musée palestinien consacre sa première expo à Jérusalem

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L'installation de Nida Sinnokrot devant le Musée palestinien. ABBAS MOMANI / AFP

En Cisjordanie occupée, le Musée palestinien consacre sa première exposition à la ville de Jérusalem. Ce musée avait ouvert ses portes à Bir Zeit près de Ramallah il y a un an et demi mais ses salles restaient vides.


Avec notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic

« Vive Jérusalem », c'est le nom d'une première exposition qui s'ouvre le 27 août dans le Musée palestinien. Une cinquantaine d'artistes palestiniens et internationaux explorent les facettes de la ville trois fois sainte, encore aujourd'hui très disputée, car annexée unilatéralement par Israël.

L'exposition, très politique, dénonce cette occupation : des peintures représentent le Dôme du rocher, des images pointent le mur de séparation et les colonies israéliennes. Il y a ici un point de vue palestinien mais aussi universel selon la commissaire d'exposition Reem Fadda : « Jérusalem est dans l'esprit de tous les Palestiniens, mais aussi de tout le monde, la ville est menacée par un processus de judaïsation planifié par l'occupation israélienne, et ça nous nous y opposons et nous résistons. Jérusalem est à tout le monde, c'est une ville cosmopolite et nous refusons cette politique. »

« Même les machines sont fatiguées »

Nida Sinnokrot a installé son oeuvre monumentale à l'extérieur du musée. Deux bras de bulldozers, symbole des destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, mais qui sont tournés vers le ciel :« Je pense que même les machines elles-mêmes sont fatiguées et résistent. Elles essaient d'atteindre le ciel, donc j'y vois un espoir malgré ces destructions. »

En raison des restrictions de circulation les Palestiniens de Cisjordanie ne peuvent pas accéder à Jérusalem sans permis. L'exposition devient alors un moyen d'amener la ville à ce public.

Le réceptacle de la mémoire nationale palestienne

Le musée est un bâtiment de verre et de pierre blanche. Il a coûté 28 millions de dollars et vingt ans de préparation et de travaux. Il est censé devenir le réceptacle de la mémoire nationale palestinienne. Ses architectes irlandais et chinois se sont employés à le fondre dans le décor des collines palestiniennes, et à lui donner une ambition écologique. Il avait été inauguré en mai 2016 par le président palestinien Mahmoud Abbas avec des salles vides.

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