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Syrie ONU OIAC

Publié le • Modifié le

Damas promet de coopérer dans l’enquête sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun

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Des habitants de Khan Cheikhoun reçoivent des combinaisons et des antidotes après l'attaque chimique survenue mardi 4 avril 2017. REUTERS/Ammar Abdullah

A Damas, le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal al-Mokdad a assuré que la Syrie va coopérer avec les experts d'une commission internationale enquêtant sur l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, qui a tué le 4 avril dernier 87 personnes, dont 30 enfants.


Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Fayçal al-Mokdad a annoncé qu'une délégation d'une commission conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), était attendue à Damas dans les prochains jours.

Les experts internationaux vont enquêter sur l'attaque au gaz toxique contre la localité de Khan Cheikhoun, contrôlée par les rebelles, dans la province d'Idleb au nord-ouest de la Syrie.

« Nous leur donnerons tout ce qu'ils veulent, pour prouver que la Syrie n'est pas derrière cette terrible attaque », a déclaré le numéro 2 de la diplomatie syrienne lors d'une conférence de presse, mercredi à Damas.

Fayçal al-Mokdad a réaffirmé « que la Syrie n'a pas utilisé et n'utilisera pas d'armes chimiques ». « Ce sont les terroristes qui ont recours à de telles armes », a-t-il ajouté, en allusion aux groupes rebelles et jihadistes.

L'attaque de Khan Cheikhoun avait provoqué une réaction rapide des Etats-Unis, qui avaient tiré une soixantaine de missiles contre l'aéroport de Shayrat, dans la province de Homs, d'où auraient décollé les avions qui ont largué les bombes.

Mais Damas et son allié russe ont toujours nié que des armes chimiques ont été utilisées par les forces du régime. Ils ont réclamé la venue d'enquêteurs internationaux sur la base de Shayrat pour vérifier si des munitions toxiques y ont été entreposées.

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