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Syrie EI

Publié le • Modifié le

Syrie: des civils tués dans des raids de la coalition à Raqqa, fief du groupe EI

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Des membres des Forces démocratiques syriennes à Raqqa, le 31 juillet 2017. REUTERS/ Rodi Said

En Syrie, les avions de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont intensifié samedi 5 août leurs raids contre la ville de Raqqa, où les jihadistes du groupe Etat islamique opposent une résistance acharnée. Les bombardements auraient tué une cinquantaine de civils, selon des habitants cités par le Croissant-Rouge syrien.


Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

L'aviation de la coalition internationale a mené une cinquantaine de raids en 24 heures contre trois quartiers proches du centre-ville de Raqqa, où les jihadistes opposent une résistance farouche face aux combattants de l'alliance arabo-kurde soutenue par Washington.

Ces bombardements auraient fait 43 morts samedi et 7 morts la veille, selon le Croissant-Rouge syrien citant des habitants de la ville. Le Croissant-Rouge a précisé que des bombes larguées par des avions ont touché l'hôpital national, qui ne serait pas utilisé par les jihadistes pour soigner leurs blessés.

Briser les lignes de défense des jihadistes

L'intensification des raids a pour objectif de briser les lignes de défense du groupe Etat islamique, qui résiste aux assauts des combattants arabo-kurde, appuyés au sol par des unités spéciales américaines. Cette résistance ralentit la progression des troupes arabo-kurdes, qui ont occupé 45% de la ville depuis le début de leur offensive, le 5 juin dernier.

Un haut responsable de la coalition internationale, l'Américain Brett McGurk, a estimé à 2 000 le nombre de jihadistes toujours retranchés à Raqqa. La bataille est d'autant plus difficile que plus de 25 000 civils se trouvent toujours dans la capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique.

Deir Ezzor en toile de fond

En revanche, la résistance des jihadistes n’était pas aussi forte à al-Sokhna, dernière ville qu’ils occupaient encore dans la province centrale de Homs. Ils ont préféré se retirer avant d’être totalement encerclés par l’armée gouvernementale syrienne, appuyée par des troupes tribales et des combattants du Hezbollah libanais.

La prise d’Al-Sokhna ouvre la voie à l’armée syrienne vers la province orientale de Deir Ezzor, dernier grand bastion jihadiste en Syrie.

Chronologie et chiffres clés