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Publié le • Modifié le

Qatar: Jean-Yves Le Drian dans le Golfe pour tenter une médiation française

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Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et son homologue qatarien Mohammed bin Abdulrahman al-Thani ce samedi 15 juillet: le chef de la diplomatie française effectue une mission délicate dans le Golfe. AFP

Le ministre français des Affaires étrangères est dans le Golfe ce samedi 15 juillet. Il va se rendre à Doha, Riyad, à Koweït et Abou Dabi, pour tenter de plaider en faveur d'un apaisement, alors que l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont coupé leurs relations diplomatiques avec le Qatar.


« Nous sommes convaincus de l'importance de mesures de confiance permettant de trouver les modalités concrètes d'une désescalade rapide, car cette crise ne profite à personne,a déclaré Jean-Yves Le Drian après une rencontre avec l'émir Tamim ben Hamad al Thani du Qatar. Elle va au contraire à l'encontre des intérêts de tous. » La France, plaide pour que « soient levées le plus rapidement possible les mesures qui touchent les populations », notamment les familles binationales et les étudiants.

Facile à dire, mais difficile à faire. Le ministre français des Affaires étrangères jean Ives Le Drian a beau ajouter que « chacun des interlocuteurs m'a assuré de la pleine disposition du Qatar à engager des discussions constructives avec ses voisins, pour peu que sa souveraineté ne soit pas mise en question », reste que les adversaires du Qatar sont pour le moment intraitables.

Riyad, Manama, Abou Dabi et Le Caire continuent ainsi d'accuser Doha de soutenir activement des islamistes extrémistes d'être derrière des actions de déstabilisation dans la région et, au delà, de se rapprocher de l'Iran chiite, le grand rival du royaume saoudien sunnite dans la région.

La visite du ministre français Jean-Yves Le Drian suit celle du secrétaire d'Etat américain, qui avait tenté lui-même une médiation. Mais Rex Tillerson a fait « chou blanc », même si les Etats-Unis et le Qatar ont signé récemment un accord pour lutter efficacement contre le financement du terrorisme jihadiste.

L'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Egypte et les Emirats arabes unis estime que cet accord est loin d'être suffisant pour mettre fin au blocus décrété contre le petit émirat gazier. Parmi les pays les plus intraitables : les Emirats arabes unis.

La tâche du chef de la diplomatie française n'est pas des plus faciles. La France est en effet liée par des accords de défense à la fois avec les Emirats et avec le Qatar. C'est dire que si la crise tournait à l'affrontement armé, Paris serait dans l'embarras. Car pour le moment, chacun campe sur ses positions.

Le Qatar nie les accusations dont il fait l'objet. Il rejette une liste d'exigence en 13 points que lui ont fournie ses adversaires. Ces derniers exigent notamment la fermeture de la chaîne de télévision al-Jazeera et d'une base turque au Qatar, ainsi que la réduction des relations qu'entretient Doha avec Téhéran.

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