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Turquie Kurdes Etats-Unis Recep Tayyip Erdogan Donald Trump Syrie

Publié le • Modifié le

Colère d'Ankara après la décision américaine d'armer les Kurdes de Syrie

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Le Premier ministre turc Binali Yildirim, lors d'une visite à Chypre, le 9 mars 2017. (Photo d'illustration) REUTERS/Yiannis Kourtoglou

La Turquie a réagi avec colère à l'annonce américaine de fournir des armes aux milices kurdes en Syrie. Les Etats-Unis tentent de calmer le jeu en assurant Ankara de son soutien pour maintenir la sécurité du pays à sa frontière sud, mais pour le gouvernement turc, Washington a fait le choix de soutenir le «terrorisme» au détriment de son allié turc.


Avec AFP et notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

Pour le Premier ministre turc Binali Yildirim, les milices kurdes et l'organisation Etat islamique, c'est du pareil au même, et la décision américaine consiste à armer un groupe terroriste pour en combattre un autre.

Une décision « inacceptable », dénonce Ankara pour qui Washington « ne peut pas choisir des terroristes » au détriment de son allié turc. Le chef de la diplomatie turque estime lui que chaque arme fournie aux milices kurdes est une menace pour la sécurité du pays.

Recep Tayyip Erdogan a pour sa part exhorté les Etats-Unis à revenir « sans délai » sur leur décision. « Mon voeu le plus cher est que [les Etats-Unis] reviennent sur cette erreur sans délai », a déclaré le président turc lors d'une conférence de presse à Ankara, ajoutant qu'il ferait part « en détail » de ses « inquiétudes » à son homologue américain Donald Trump lors d'un déplacement le 16 mai à Washington.

Rencontre en vue entre Erdogan et Trump

Une réaction outrée qui intervient quelques semaines après le bombardement fin avril de positions kurdes par l'armée turque en Syrie et en Irak. Mais l'annonce américaine survient à un moment bien particulier : moins d'une semaine avant la première rencontre entre Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump, aux Etats-Unis, le 16 mai prochain.

La Turquie se trouve désormais dans une position ambiguë, alors qu'elle tente de se rapprocher de la nouvelle administration américaine, mais est mise aujourd'hui devant un fait accompli.

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