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Israël Territoires Palestiniens Justice

Publié le • Modifié le

Prisons: la gestion israélienne des grévistes de la faim critiquée

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Un Palestinien entouré de policiers israéliens lors des manisfestations contre le traitement des prisonniers palestiniens, le 29 avril 2017 REUTERS/Ammar Awad

Entre 900 et 1 500 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes sont en grève de la faim depuis 18 jours. Un mouvement israélien contraire au règlement carcéral israélien et les grévistes de la faim se sont vus privés de certains de leurs droits : rencontre avec leurs avocats et visites de familles ont été interdits. Mais cette gestion de la grève de la faim est aujourd'hui critiquée.


Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

La question des rencontres entre avocats et détenus grévistes de la faim est arrivée, ce mercredi, devant la Cour suprême israélienne. Deux organisations ont saisi la plus haute instance du pays, dénonçant une pratique punitive illégale de la part de l'administration pénitentiaire.

Dans leur plainte, elles soulignaient que différents arguments avaient été opposés aux avocats des grévistes de la faim pour les empêcher de rencontrer leurs clients, « des restrictions, disent-elles, non mises en place pour les détenus qui n'ont pas joint le mouvement de contestation ». Après plusieurs heures d'audience, la Cour suprême a enjoint à l'administration pénitentiaire d'autoriser les visites d'avocats à tous les détenus.

Pas de procédure judiciaire concernant les restrictions des visites des familles mais une critique de la Croix-Rouge internationale. C'est elle qui organise les déplacements des familles entre les territoires palestiniens et les prisons israéliennes. Elle qui a été attaquée pour avoir réduit de moitié le nombre de ces visites. Le CICR rappelle Israël à ses responsabilités aux yeux du droit international humanitaire : « La Convention de Genève interdit de restreindre les visites des familles pour des motifs disciplinaires. »


 ■ Manifestation à Ramallah

Selon le journal israélien Haaretz, Donald Trump a demandé en aparté à Mahmoud Abbas, lors de leur rencontre, de cesser de verser les pensions versées aux familles de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël. Des centaines de Palestiniens manifestaient justement mercredi à Ramallah en soutien aux grévistes de la faim.

Les Palestiniens et l'aide aux familles de prisonniers 04/05/2017 - par Marine Vlahovic Écouter

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