rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Territoires Palestiniens Mahmoud Abbas Etats-Unis Donald Trump

Publié le • Modifié le

Trump s’entretient avec Abbas au téléphone et l’invite à la Maison Blanche

media
Des Palestiniens jettent des chaussures sur un portrait géant du président américain pendant une manifestation dans la ville d'Hébron en Cisjordanie, le 24 février 2017. REUTERS/Mussa Qawasma

Il aura fallu près de deux mois pour que Donald Trump appelle Mahmoud Abbas. Le président américain s'est entretenu par téléphone avec le président de l'Autorité palestinienne, ce vendredi. Il l'a invité à la Maison Blanche. Une prise de contact tardive entre deux dirigeants que jusque-là tout semblait opposer.


Tous les détails sur la teneur de l’entretien sont venus de Ramallah, précise notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Pas de commentaire, côté américain.

Mahmoud Abbas avait été parmi les premiers leaders qu’Obama avait appelés après son élection. Donald Trump, qui n’a eu que peu de contacts jusqu’à présent avec les dirigeants arabes, mis à part l’Egyptien al-Sissi et le roi Abdallah de Jordanie, s’est enfin décidé à décrocher son téléphone, peut-être parce que parmi ses ambitions, il y aurait celle qu’avec son gendre, Jared Kushner - qu’il veut nommer comme son émissaire au Moyen-Orient -, il pourrait résoudre le problème israelo-palestinien.

Pour Donald Trump, parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens serait « l'accord ultime », rappelle en effet notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil. Et depuis sa prise de fonctions, le nouveau président des Etats-Unis a manifesté à plusieurs reprises sa volonté de mettre fin à un conflit vieux de près de 70 ans.

Mais jusqu'à présent, le désormais locataire de la Maison Blanche s'était plutôt manifesté par des prises de positions favorables à la droite israélienne actuellement au pouvoir : un déménagement de l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, ville disputée par les Palestiniens, l'absence de condamnation de la colonisation israélienne en Cisjordanie et une prise de distance avec un plan de paix basé sur une solution à deux Etats.

Des positions catégoriquement rejetées par les dirigeants palestiniens qui jusqu'à présent exprimaient leurs difficultés à établir un contact avec la nouvelle administration américaine.

A l'inverse, depuis le début de son mandat, Donald Trump a eu deux conversations téléphoniques avec Benyamin Netanyahu et reçu le Premier ministre israélien à la Maison Blanche.

Ce premier contact et cette invitation de Mahmoud Abbas à son tour à Washington rétablit donc un certain équilibre dans la diplomatie d'un pays historiquement impliqué dans la résolution du conflit israélo-palestinien.

Chronologie et chiffres clés