rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Irak EI

Publié le • Modifié le

Irak: entre offensive et contre-offensive, la périlleuse reprise de Mossoul

media
Un sniper de l'armée irakienne à Mossoul, le 7 mars 2017. REUTERS/Thaier Al-Sudani

Dans le nord de l’Irak, les forces irakiennes avancent laborieusement vers le cœur de la deuxième ville du pays. Voilà bientôt cinq mois que l’offensive sur Mossoul a commencé. L’armée irakienne affirme contrôler la partie est de la ville. Aujourd’hui les troupes tentent d’accéder aux quartiers historiques à l’ouest du Tigre, non sans difficultés.


Avec notre correspondante au Kurdistan irakien, Oriane Verdier

Il y a deux jours l’armée irakienne affirmait avoir repris le contrôle des bâtiments du gouvernorat de Mossoul. Mais peu après cette déclaration, les hommes de l’organisation Etat islamique ont pris les forces irakiennes en étau. Ainsi plus les soldats s’approchent sur centre de Mossoul plus les combats sont périlleux et compliqués.

Néanmoins, les forces irakiennes semblent avoir enregistré une nouvelle avancée avec la prise la prison de Badouch, située au nord-ouest de la ville. Elle a été reconquise par les forces de la 9e division et un groupe paramilitaire, a annoncé l'armée, sans indiquer si des détenus s'y trouvaient toujours.

Par ailleurs, selon un responsable de la Défense américain, Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant du groupe EI, ne serait plus à Mossoul, où il avait fait sa seule apparition publique en juillet 2014, peu après la prise de la deuxième ville du pays par ses hommes, et « n'exerce probablement aucune influence tactique sur la manière dont la bataille est menée ».

Civils pris au piège

L'ouest de Mossoul est constituée de rues plus étroites que la partie est, mais elle est aussi plus peuplée. Et les combats font de nombreuses victimes militaires mais aussi civiles.

Les causes sont multiples. Le groupe Etat islamique tire sur les familles qui tentent de fuir. Ces dernières peuvent également être touchées par des roquettes ou des balles durant les combats. Enfin de plus en plus de civils témoignent avoir été victimes de frappes aériennes de la coalition internationale.

Hier à l’hôpital d’Erbil un homme racontait avoir sorti dix corps appartenant à sa famille des décombres de leur maison. Plusieurs frappes aériennes auraient visé la zone au moment où des jihadistes ont pris position dans le quartier pour combattre l’armée.


 ■ Baterie d'artillerie américaine en Syrie

Les Etats-Unis ont déployé une batterie d'artillerie des Marines en Syrie pour appuyer l'offensive sur Raqqa, marquant une nouvelle inflexion dans la mission des soldats américains dans le pays.

La batterie d'artillerie avec des canons de 155 mm est arrivé en Syrie et « est prête à conduire sa mission » de soutien à l'offensive sur Raqqa, la capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique, a indiqué le responsable américain, en confirmant des informations parues dans le Washington Post.

(avec AFP)

Chronologie et chiffres clés