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Irak

Publié le • Modifié le

[Reportage] A l'hôpital d'Erbil, les victimes d'une attaque chimique sur Mossoul

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A l'hôpital d'Erbil, du personnel médical réceptionne des patients après une attaque chimique, le 4 mars 2017. SAFIN HAMED / AFP

Au nord de l'Irak, les forces spéciales irakiennes font face à une importante résistance de l'organisation Etat islamique. Ces dernières semaines elles ont progressé depuis plusieurs fronts dans la partie ouest de Mossoul. La deuxième ville du pays est toujours habitée par des centaines de milliers d'habitants pris au piège entre les combats. Les blessés les plus graves sont amenés à l'hôpital ouest d'Erbil. Depuis quelques jours les équipes médicales s'occupent notamment de victimes d'une attaque chimique venues de Mossoul-Est.


Avec notre correspondante à ErbilOriane Verdier

Samira et son fils partagent un des quatre lits d’une des chambres de l’hôpital ouest d’Erbil. Il y a quelques jours un mortier porteur de gaz a atterri dans leur maison à Mossoul.

« J'étais dans la chambre, j'ai entendu un bruit. Au début, j'ai cru que c'était un avion parce que les combats continuent à côté de nous. Mais après j'ai senti une explosion. Je suis allée voir dans le salon. Le mortier était tombé dans le couloir de notre maison. Quand j'ai vu ça, je n'arrivais pas à y croire: un mortier en plein milieu de notre maison. J'étais tétanisée. Ensuite, tout est devenu flou, je n'arrivais pas à respirer. Comme je ne portais pas d'écharpe, les particules ont brûlé ma gorge, vous voyez ? Et puis je me suis évanouie. J'ai juste entendu quelqu'un dire : "la roquette est tombée sur cette maison ne vous approchez pas" et puis ensuite il y a eu la voix de mon fils aîné qui criait "maman maman". »

Son fils raconte : « Je suis venu chercher ma mère dans ce nuage de poussière, mais ce n'est que le lendemain que le gaz m'a vraiment atteint. Parce que j'ai passé toute la journée à déblayer la maison. Je ne savais pas que c'était toxique. Après cette journée, mes yeux me brûlaient et je ne voyais plus rien. Mes yeux et mon nez coulaient alors je suis allé à l'hôpital. »

Pour l’heure, la nature du gaz utilisé n’a pas encore été déterminée. Les équipes médicales de l’hôpital d’Erbil sont accompagnées par des médecins du Comité international de la Croix-Rouge afin d’apporter les soins les plus adaptés.

A (re)lire → Raids aériens, combats, armes chimiques, charniers: Mossoul marqué à jamais

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