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Iran Etats-Unis

Publié le • Modifié le

Sanctions américaines: l'Iran organise de nouvelles manœuvres militaires

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Les exercices militaires annoncés ont lieu dans la province de Semnan, située à l’est de Téhéran, précise le site d'information des Gardiens de la Révolution iraniens (photo). AFP

Quelques heures après l’annonce de nouvelles sanctions par les Etats-Unis contre le programme balistique de l’Iran, Téhéran a annoncé de nouvelles manœuvres militaires, y compris des exercices balistiques, ce samedi 4 février 2017. Ce qui devrait accroître encore les tensions entre les deux pays.


Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique, n’ont pas attendu pour annoncer de nouvelles manœuvres militaires en réaction aux sanctions décidées par les Etats-Unis après le dernier test de missile iranien fin janvier, rapporte avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Ces manœuvres visent à monter la totale préparation de l’Iran pour répondre à toute menace et aux nouvelles sanctions « humiliantes » des Etats-Unis, a annoncé le site d'information des Gardiens de la révolution. Ces exercices ont lieu dans la province de Semnan, située à l’est de Téhéran, et vont comprendre différents types de missiles balistiques, précise la même source.

La stratégie de la tension de Téhéran

La tension est forte entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont annoncé vendredi une batterie de sanctions contre l’Iran après un récent test de missile. Le secrétaire d’Etat américain à la Défense, James Mattis, en visite au Japon, a déclaré que l’Iran était le plus grand Etat soutenant le terrorisme dans le monde. « Dans ces moments où Donald Trump arrive au pouvoir avec déjà une rhétorique très anti-iranienne, les Iraniens peut-être auraient dû attendre avant de tester leurs missiles parce que ça a été considéré comme une provocation », explique à RFI Azadé Kiane, spécialiste de l’Iran, qui relativise dans le même temps les sanctions imposées par les Etats-Unis à l'Iran après le premier tir fin janvier.

« Il ne faut pas oublier que le régime de République islamique depuis son avènement jusqu’à aujourd’hui, c’est toujours maintenu au pouvoir aussi, grâce aux tensions, tensions régionales, internes, internationales. Donc une tension de plus pour les autorités iraniennes ne serait pas une tension très grave », poursuit Azadé Kiane.

Ces derniers jours, le président américain Donald Trump a multiplié les mises en garde contre Téhéran, en affirmant notamment qu’il ne sera pas aussi « gentil » que son prédécesseur Barack Obama à l’égard de Téhéran. On ne sait pas encore comment les Etats-Unis vont réagir après l’annonce de ces nouvelles manœuvres iraniennes mais selon Azadé Kiane, « du fait du rapprochement entre Donald Trump et le président Poutine, qui est l’allié de l’Iran, il me semble que une partie de l’establishment iranien plutôt proche du Guide, ne réagisse pas de façon alarmante et laisse donc entendre que la question peut être résolue d’une façon ou d’une autre avec l’administration américaine ».

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