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Albanie Belgique Défense Etats-Unis France OIAC Syrie

Publié le • Modifié le

L'Albanie pressée par Washington pour organiser la destruction de l'arsenal chimique syrien

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Des produits chimiques et des masques à gaz photographiés dans un entrepôt dans le quartier de Jobar, dans la banlieue de Damas, le 24 août 2013. REUTERS/Khaled al-Hariri

Alors que Washington presse l’Albanie d’accueillir l’arsenal chimique syrien pour organiser sa destruction sur son sol, d’autres pays membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sollicitent également, selon nos informations, la France et la Belgique.  


La Convention sur l’interdiction des armes chimiques est pourtant claire : il est formellement interdit de déplacer ces produits. Sur le principe, il est donc hors de question de voir les bombes et autres agents chimiques de l'arsenal syrien traverser les frontières du pays. Seulement voilà, la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies comporte une clause permettant de contourner cet obstacle. Il y est écrit noir sur blanc qu'il faut privilégier « l'urgence et l'efficacité ».

Pour organiser la destruction de l'arsenal syrien, les Etats-Unis sollicitent l’Albanie : un choix réfléchi. L’Albanie présente en effet deux gros avantages, sa proximité géographique avec la Syrie et son expérience. En 2007, l'Albanie a été le premier pays à détruire son propre arsenal chimique. Tirana étudie l’offre américaine attentivement mais n'a pas encore donné de réponse officielle pour le moment.

Côtés Français et Belges, le savoir-faire est également avéré et remonte à la Première Guerre mondiale. Des sites spécialisés existent d’ailleurs dans les deux pays. Toutefois, Paris ne confirme pas avoir été sollicité pour accueillir la destruction de l’arsenal chimique syrien.

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