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Publié le • Modifié le

National Geographic, 125 ans d’exploration du monde et de découvertes insolites

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Exposition La légende National Geographic. RFI/Anne Bernas

Pour ses 125 ans, le National Geographic offre aux visiteurs du Museum d'histoire naturelle de Paris un voyage inédit autour du monde, de son exploration, de ses douleurs et de ses beautés à travers une sélection de photos et de de vidéos marquant les moments forts du magazine. Des images inoubliables qui parlent d’elles-mêmes.


Des paysages, des visages, des animaux, des découvreurs, des couleurs, les 125 ans du National Geographic méritaient une telle exposition. Dans la nef de la galerie de minéralogie du Museum d'histoire naturelle, ouverte exceptionnellement pour l’occasion, le magazine américain créé en 1888 à Washington invite aux multiples découvertes.

Il y a 129 ans, des aventuriers décident de partir explorer le monde, vers des contrées oubliées aux quatre coins de la planète, voire au-delà. Leurs voyages sont dès lors racontés et photographiés dans le National Geographic, publié par société américaine National Geographic Society et qui, dès ses débuts, entoure la couverture de son magazine par le désormais célèbre cadre jaune.

Connaître l’inconnu…

De la découverte des pôles aux jungles les plus profondes en passant par les fonds sous-marins, l’Himalaya et les étoiles, les explorateurs du National Geographic iront même jusqu’à retrouver l’épave du Titanic en 1985. Ils plantent dès le début du XXe siècle des drapeaux de la Society dans toutes ces « zones blanches » non cartographiées jusqu’alors qu’ils découvrent. Certains y laisseront leur vie. Des trouvailles donc, mais également de redécouvertes, à l’image du Machu Picchu en 1911.

Des images avant tout, mais également des récits de voyages décrivant la réalité de notre planète, ses drames et ses trésors, et un message qui suit le visiteur tout au long de l’exposition : notre planète et ses richesses sont à préserver.

L’exposition retrace ainsi l’aventure du National Geographic, avec des focus sur certaines techniques innovantes selon leurs époques. Il en va ainsi de la « jacklighting », une technique innovée par le naturaliste, photographe avocat et homme politique George Shiras (1859-1942). Pour photographier les animaux les plus improbables, il utilise une technique inspirée des Indiens Ojibwa : l’explorateur s’approche des bêtes et attire leur attention avec une lampe à kérosène placée au bout de sa barque tandis que lui reste dans l’obscurité.

… Et transmettre aux yeux du monde ces trésors

En découlent des images insolites d’animaux rares à photographier tel un lynx dans la nuit canadienne en 1902. Observer, étudier, comprendre et défendre la vie animale, voilà l’une des missions du National Geographic allant du ballet de barracudas à la baleine bleue avec son petit, au lion dans une tempête de sable ou au rarissime léopard des neiges, sans oublier la célèbre photographie de Tim Laman sur laquelle des macaques se baignent dans une source chaude au Japon.

Un hommage est également rendu à Jane Goodall et Dian Fossey, ces deux femmes chercheurs spécialisées dans les primates : en 1967, avec l’aide de la National Geographic Society, Dian Fossey fonde un centre de recherche dans les montagnes des Virunga au Rwanda et parvient à se faire « accepter » parmi les gorilles. Elle sera assassinée en 1985.

Insolite tout autant l’image de Cartson Peter : la grotte de Naica aux cristaux géants de sélénite, au Mexique, où les découvreurs sont semblables à des lilliputiens au milieu de cristaux pouvant atteindre 10 mètres de long. Dans cette grotte perdue en plein désert de Chihuahua, la température frôle les 58 degrés… Bien plus brûlante, l’éruption de l’Etna en Sicile en 2001, immortalisée par ce même Carsten Peter, le « photographe de l’extrême » : emmitouflé dans une combinaison en aluminium, on y voit un volcanologue prélevant un échantillon de lave.

Un seul objet trône au milieu de cette exposition : la « Denise », soucoupe plongeante imaginée par le commandant Cousteau avec laquelle il descendait à 300 mètres sous la mer pour découvrir les fonds marins.

Des images, des figures qui parlent d’elles-mêmes

La faune, la flore, National Geographic va aussi depuis plus d’un siècle à la rencontre des hommes. Nul n’a ainsi oublié certains visages qui ont fait la Une du magazine et qui symbolisent une époque, une histoire : le portrait du commandant Massoud tiré par Reza en 1985, mais aussi cette jeune orpheline afghane aux yeux verts fuyant la guerre d’Afghanistan en 1984, de Steeve McCurry.

Voilà donc 125 ans que l’aventure continue, avec pour credo « Mieux on connaît la planète, plus on la protège ». National Geographic n’a jamais cessé d’inviter ses lecteurs à la découverte des merveilles et des mystères du monde. Plus de 12 500 projets ont à ce jour déjà été sponsorisés par la National Geographic Society : recherche, exploration, éducation, préservation, etc.

Il faut attendre 1999 pour voir dans les kiosques français le magazine. Aujourd’hui, 75 pays le diffusent et plus de 40 millions lecteurs voyagent par lui chaque mois. Un succès plus que jamais mérité.