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France Immigration

Publié le • Modifié le

Des migrants dénoncent les difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture

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La Cimade ou encore le Secours catholique se sont rassemblés pour dénoncer la dématérialisation des services publics qui complique les prises de rendez-vous en préfecture. JACQUES DEMARTHON / AFP

Des associations se sont rassemblées, mercredi 9 octobre, devant les préfectures d'Ile-de-France pour dénoncer la dématérialisation des services publics qui rend très difficile la prise de rendez-vous pour les migrants qui tentent d'obtenir des papiers ou renouveler leur carte de séjour.


Devant la préfecture de Nanterre, l'ambiance semble festive ce mercredi : une trentaine d'hommes jouent de la musique et chantent. Et pourtant, l'heure n'est pas à la fête : les musiciens sont en réalité des migrants sans-papiers qui tentent depuis plusieurs années de se faire régulariser, en vain.

La faute à la dématérialisation des services publics, comme l'explique Isabelle Guichart, du comité de soutien aux sans-papiers de Gennevilliers. « Depuis plusieurs mois, il est impossible de prendre un rendez-vous. C’est-à-dire que chaque fois que les gens doivent se connecter 10 fois, 20 fois, 100 fois par jour, et à chaque fois c’est : "il n’y a pas de rendez-vous", explique-t-elle. Donc les gens deviennent hors délais quand ils ont des choses à respecter. »

À lire aussi : France : le gouvernement relance l'idée de « quotas » d'immigration

Abdullaï Traoré est arrivé du Mali il y a quatre ans. Comme de nombreux autres migrants présents, il travaille pour un sous-traitant, à Sèvre. Il n'arrive pas à faire respecter ses droits car il n'a pas de papiers. « On ne peut pas demander les papiers. Quand on demande au patron, il nous licence. Franchement on est fatigué parce qu’on travaille, mais notre travail ne paye pas », se désole-t-il.

Alors, pour que les préfectures et le ministère de l'Intérieur s'emparent du problème, le comité de soutien aux sans-papiers de Gennevilliers, mais aussi le Secours catholique et Femmes solidaires ont déposé des mannequins en forme de fantôme devant la préfecture de Nanterre, avant de défiler dans les rues de la ville en musique.

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