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Gilets jaunes Médias France

Publié le • Modifié le

«Gilets jaunes»: 53% des Français mécontents de la couverture médiatique

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Malgré les critiques partagées par la majorité de la population sur la couverture des «gilets jaunes», la profession de journaliste est loin d'être condamnée. Zakaria ABDELKAFI / AFP

Un peu plus d'un tiers estiment que les médias ont davantage donné la parole à la majorité présidentielle tandis que 18 % pensent le contraire, selon un sondage au bilan contrasté, réalisé par l'institut Viavoice dont France Médias Monde est partenaire.


Trop proches du pouvoir pour les deux tiers des personnes interogées, les Français sont aussi 63 % à penser que les médias disent tous la même chose, une dernière opinion plus largement répandue chez les classes populaires que chez les classes aisées.

Le journalisme, un métier utile

Malgré ces critiques partagées par la majorité de la population, la profession de journaliste est loin d'être condamnée. Au contraire. Selon cette étude, les Français sont 9 sur 10 à considérer le journalisme comme un métier utile. Un chiffre stable par rapport à l'an dernier et qui n'a donc pas été affecté par la crise des « gilets jaunes ».

Priorité des priorités selon les personnes interrogées : faire la chasse aux fausses informations. Elles sont 66 %, soit 5 points de plus que l'année dernière, à attendre des journalistes qu'ils vérifient les fausses informations et les rumeurs qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.

Des réseaux sociaux de plus en plus plébiscités par les jeunes pour s'informer. 28 % des 18-24 ans font davantage confiance à l'information relayée par leurs proches sur Facebook ou Twitter.

Enfin, pour recréer le lien de confiance entre les citoyens et leurs médias, les Français sont 74 % à approuver l'idée d'un conseil de presse qui pourrait rendre des avis sur la déontologie journalistique. « Après il faut voir comment cela pourrait être mis en place, nuance Aurélien Preud'homme, directeur d'études de l'institut Viavoice. Mais cela montre bien qu’aujourd’hui, il y a quelque chose qui manque dans le débat public, [...] un organe, une autorité qui puisse dire concrètement quelles sont les bonnes ou les mauvaises pratiques. » Des Français qui aimeraient également être davantage associés aux grandres orientations décidées par leurs médias.

Chronologie et chiffres clés