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Publié le • Modifié le

«Gilets jaunes»: dépôt de plaintes contre les forces de l'ordre

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Des forces de l'ordre positionnées, le samedi 1er décembre, sur les Champs-Elysées, à Paris. Alain JOCARD / AFP

Plusieurs avocats parisiens ont annoncé le dépôt simultané de plaintes de victimes blessées ou mutilées par des tirs de grenade lancés par les forces de l’ordre lors des manifestations des « gilets jaunes ». Les avocats des plaignants souhaitent que ces grenades soient retirées de l’arsenal du maintien de l’ordre.


Quatre blessés graves ont décidé de porter plainte. L’un a eu une partie de la main arrachée, un autre encore a reçu des éclats dans le torse. Tous ont été frappés par l’explosion de grenade GLI-F4, une grenade lacrymogène massivement utilisée par les forces de l’ordre lors des heurts liés au mouvement des « gilets jaunes ».

Une arme qui, avec ses 25 grammes de TNT, est potentiellement létale, souligne Arié Alimi, l’avocat d’un des plaignants : « Ce sont des grenades qui peuvent normalement être utilisées sur un champ militaire, mais qui posent une vraie problématique face à des civils. »

Risque de « blesser, mutiler ou tuer »

« C’est-à-dire, poursuit-il, que l’on voit des blessures, des mutilations, voir des morts avec l’usage de ces grenades, des grenades GLI-F4, des grenades de désencerclement qui mutilent et tuent. Chaque policier, quand il est en maintien de l’ordre, au moment où il va jeter une grenade, il a un risque véritable de blesser, mutiler ou tuer un civil qui est en face. »

Parallèlement aux plaintes, les avocats des plaignants ont également interpellé les autorités et saisi la justice administrative pour que, d’ici samedi, espère-t-il, l’usage des grenades explosives soit suspendu.

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