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Publié le • Modifié le

Harcèlement scolaire: Annie Genevard  (LR) réclame des «états généraux»

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Annie Genevard à l'Assemblée nationale, le 7 mars 2018. Philippe LOPEZ / AFP

La Journée contre le harcèlement scolaire a lieu ce jeudi 8 novembre. Une occasion saisie par Annie Genevard secrétaire générale des Républicains (LR) pour demander à l’Etat d’organiser les « états généraux »  contre le harcèlement en donnant la parole à tous les acteurs concernés. L’Unicef a publié pour cette journée les résultats d'une vaste enquête réalisée auprès de plus de 26 000 enfants et adolescents en France métropolitaine et en Guyane.


La secrétaire générale des Républicains (LR) Annie Genevard a appelé le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer jeudi, à l'occasion de la Journée contre le harcèlement scolaire, à mettre en place des « états généraux » contre ce « fléau ».

Il s'agirait de « donner la parole aux personnels mais aussi aux victimes, aux élèves, et à leurs parents » pour « faire le bilan » des plans qui « se succèdent sans parvenir à éradiquer le harcèlement scolaire », « identifier les causes » de cette persistance et « renouveler l'approche afin d'en améliorer réellement l'efficacité », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

« Une grande République ne peut pas laisser souffrir ses enfants au sein de l'école où, précisément, ils devraient se sentir protégés », a-t-elle ajouté.

Déconstruire les stéréotypes

Une enquête de l’Unicef publiée à l'occasion cette journée indique que plus de 30% des enfants ont déjà été victimes de harcèlement et même 1 enfant sur 2 chez les 7-8 ans. L’enquête réalisée auprès de plus de 26 000 enfants et adolescents en France métropolitaine et en Guyane met en évidence les formes de moqueries dont sont victimes tous les enfants, mais aussi les inégalités entre filles et garçons.

Sur internet, à l'école ou dans les transports en commun, les jeunes filles sont deux fois plus harcelées que les garçons. Une fille sur 10 de la tranche d'âge 6-18 ans déclare avoir déjà subi des insultes ou du harcèlement.

« Elles sont beaucoup plus harcelées sur la question du harcèlement sexuel, sur leur tenue vestimentaire. Ça se voit très bien à travers cette étude, la question de la pression sur la tenue vestimentaire des filles à partir de l’adolescence. Et d'un autre côté, les garçons se construisent sur un mode, une norme qui est que être un vrai gars, c’est surtout ne pas être perméable au monde des filles. C’est la peur d’être traité de fille, puis à l’adolescence d’homosexuel », explique Edith Maruéjouls co-auteure de cette enquête.

Les filles intègrent très tôt ces inégalités, elles sont près de 1 sur 2 à considérer qu'elles ont moins de droits que les garçons contre 30 % des garçons qui pensent le contraire. Et cette perception chez les filles se renforce avec l'âge pour atteindre 65 % chez les adolescentes de 17 ans.

« C’est le monde adulte qui renvoie cela en miroir dans la cour de récréation. Alors, il faut y travailler avec les enseignants, il faut y travailler avec les parents, il faut y travailler avec les aménageurs et arrêter de produire aussi de l’aménagement, de l’équipement, de la structure qui ségrègue, qui divise », poursuit Edith Maruéjouls.

Pour déconstruire les stéréotypes, l'Unicef fait quelques recommandations : plus d'espaces de mixité, un meilleur accès aux loisirs pour les filles et une meilleure information sur la sexualité.

Chronologie et chiffres clés