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Publié le • Modifié le

France: comment fonctionne Beauvau sans capitaine?

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Cérémonie de passation de pouvoir au ministère de l'Intérieur, place Beauvau à Paris, le 3 octobre 2018. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Cela fait maintenant 10 jours que Gérard Collomb a démissionné de ses fonctions de ministre de l'Intérieur ; dix jours que le Premier ministre Edouard Philippe assure l'intérim depuis Matignon et donne l'impression de gérer de front les deux ministères. Mais place Beauvau, au cabinet du ministre de l'Intérieur, peut-on vraiment travailler efficacement sans un capitaine dans le navire ?


« Un ministère géré par intérim concrètement, c'est une chaise vide derrière le bureau du ministre », lâche un membre du cabinet qui préfère rester anonyme. « Mais ça n'empêche pas de travailler, et le sens de l'Etat l'emporte sur l'incertitude du moment », assure l'habitué de Beauvau.

Immédiatement reconduit après la démission de Gérard Collomb, son cabinet serait donc toujours à pied d'œuvre. En 10 jours, le Premier ministre Edouard Philippe est même venu à trois réunions.  Sérénité affichée donc, place Beauvau.

Mais pour l'ancien ministre de l'Intérieur Paul Quilès, impossible pour Edouard Philippe de gérer deux ministères de front : « Le Premier ministre est très occupé, donc il n’a pas beaucoup de temps à consacrer au ministère de l’Intérieur. Il ne peut pas passer une heure par jour au moins avec le directeur de cabinet, rencontrer les responsables du renseignement, traiter les questions internationales. Les questions exigent des réponses de nature politique que le directeur de cabinet, quel que soit son talent, ne peut pas apporter. Ça ne peut pas fonctionner. C’est une machine dont on a coupé le moteur et qui continue en roue libre. Il ne faudrait pas qu’il arrive un gros pépin. »

Car en cas d'attentat par exemple, la question de la représentation publique du ministre de l'Intérieur se poserait. Les relations avec le terrain et les forces de l'ordre sont l'autre aspect qui reste en suspens pendant cet intérim.

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