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France Nucléaire Energies

Publié le • Modifié le

L'ASN autorise sous conditions l'utilisation de la cuve de l'EPR de Flamanville

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Le réacteur 3 de l'EPR en construction à Flamanville, dans le nord-ouest de la France, le 2 février 2018. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné, ce mercredi 10 octobre, son feu vert à l'utilisation de la cuve du réacteur de l'EPR de Flamanville, sous conditions.


C'est un pas de plus vers la mise en route du réacteur nucléaire nouvelle génération, l'EPR de Flamanville. L'une des pièces les plus importantes du futur EPR de Flamanville a été validée ce mercredi 10 octobre par l'ASN, chargée de valider la sûreté des différentes installations (consulter son communiqué en cliquant sur ce lien).

Il s'agit de la cuve du réacteur : une sorte de grosse cocotte minute dans laquelle se trouve le combustible. En autorisant cette mise en service, l'Autorité de sûreté nucléaire permet à EDF de lancer la réaction de fission à l'intérieur de la cuve et donc de produire de l'électricité.

Deux conditions ont néanmoins été posées : surveiller tout particulièrement le vieillissement de certaines zones jugées fragiles à cause d'une teneur en carbone trop élevée, et changer quoi qu'il arrive le couvercle de cette cuve au plus tard en 2024.

Mais cette autorisation reste malgré tout une bonne nouvelle pour EDF, car elle signifie que la mise en service de l'EPR de Flamanville se rapproche. Initialement prévue en 2012, elle pourrait finalement avoir lieu à partir de 2020. Le coût total du projet promet d'être 3 fois supérieur à l'estimation initiale.

Cette autorisation fait en tout cas bondir les adversaires de l'EPR dont la mise en service a été maintes fois retardée par de multiples défauts techniques.

C'est une cuve qui a été fabriquée dans une usine qui était connue depuis très longtemps pour ses mauvaises pratiques. L'autorité de sûreté nucléaire était au courant depuis 2005. Pour rappel, cette cuve est censée être d'une qualité telle que la rupture soit totalement exclue. Là ce n'est plus le cas et on a assisté finalement à un recul très très inquiétant de l'Autorité de sûreté nucléaire, qui au début parlait d'une anomalie sérieuse voire très sérieuse et qui finalement finit par donner son feu vert.
Charlotte Mijeon du réseau Sortir du nucléaire 10/10/2018 - par Grégoire Sauvage Écouter

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