rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Le prix Goncourt des lycéens est décerné à David Diop pour «Frère d'âme» paru au Seuil
  • Affaire Khashoggi: le parquet saoudien requiert la peine de mort pour cinq personnes accusées d'avoir drogué et démembré le journaliste
  • Suella Braverman, secrétaire d'Etat chargé du Brexit, est la quatrième personne à démissionner au sein du gouvernement britannique
  • Brexit: Esther McVey, la ministre du travail, est la troisième personne à démissionner au sein du gouvernement britannique
  • Justice internationale: les arrestations de l'opposant Navalny visaient à «étouffer le pluralisme politique» en Russie (CEDH)
  • Accord sur le Brexit: démission du ministre britannique en charge du dossier, Dominic Raab
  • Accord sur le Brexit: c'est «une bonne nouvelle pour l'économie française» (Le Maire)
  • Electricité: fermeture possible des centrales à charbon françaises après 2020 (gestionnaire)
  • Accord sur le Brexit: Shailesh Vara, secrétaire d'Etat britannique pour l'Irlande du Nord annonce sa démission

France

Publié le • Modifié le

France: Ferrand élu sans triomphe au perchoir de l'Assemblée

media
Richard Ferrand vient d'être nommé président de l'Assemblée nationale, le 12 septembre 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Comme attendu, Richard Ferrand a été élu président de l’Assemblée nationale. Ce proche d’Emmanuel Macron était le candidat de la République en marche qui a la majorité dans l’hémicycle. Il remplace François de Rugy, parti au ministère de l’Ecologie. Une petite victoire.


« Petite majorité », crie l’opposition pendant que le nouveau président de l’Assemblée s’installe à son pupitre.

Avec 254 voix, Richard Ferrand ne fait pas le plein parmi ses troupes. Les 311 députés n’ont pas tous voté pour lui, certains lui ont préféré le candidat du Modem.

Une sorte d’avertissement. Les bancs de la majorité sont d’ailleurs clairsemés quand il prend la parole. Emu, Richard Ferrand joue l’humilité : « J'ai parfaitement conscience que mon élection est plus le fruit de réalités politiques majoritaires que l'issue d'une compétition de talents. »

A 56 ans, ce proche d’Emmanuel Macron, ancien journaliste et chef d’entreprise, devient le quatrième personnage de l’Etat. Jugé autoritaire par une partie de son camp, critiqué par l’opposition, Richard Ferrand promet de respecter la parole de chacun. « Ne doutez pas de mon estime personnelle et de ma détermination à faire vivre les expressions démocratiques dans cet hémicycle. »

Sans gloire, Richard Ferrand s’installe au perchoir et n’est pas prêt de s'y envoler. Toujours menacé par la justice, il a laissé entendre qu’il ne démissionnerait pas en cas de mise en examen pour conflits d’intérêts.

Le centriste Marc Fesneau remporte 86 voix...

Afin d'exister davantage au sein de la majorité, le parti présidé par François Bayrou a cette fois présenté un candidat, Marc Fesneau, qui a obtenu 86 voix, bien au-delà des 46 députés centristes. Il a visiblement bénéficié des votes des élus centristes du groupe UDI, Agir et Indépendants. « Surpris » par ce score « manifestement significatif », ce dernier a assuré que les MoDem ne seraient « pas déloyaux à la majorité ».

« La fronde a commencé dans cette majorité hétéroclite », a raillé sur Twitter le député socialiste Luc Carvounas. Porte-parole des députés LREM, Olivia Grégoire a récusé tout « vote sanction » à l'encontre de Richard Ferrand.

Chronologie et chiffres clés