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France Justice Islam Terrorisme Charlie Hebdo Algérie

Publié le • Modifié le

France: l'expulsion vers l'Algérie de l'islamiste Djamel Beghal incertaine

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Croquis d'audience de Djamel Beghal lors de son procès en appel à Paris, le 7 octobre 2014. BENOIT PEYRUCQ / AFP

Les réactions se poursuivent après l'annonce de la libération de Djamel Beghal, figure de l'islam radical, considéré comme le mentor de l'un des tueurs de Charlie Hebdo. Il devrait sortir de prison la semaine prochaine. Djamel Beghal avait été condamné à 10 ans de réclusion pour sa participation à un projet d'évasion en France d'un membre du GIA algérien. Il pourrait quitter sa cellule pour être expulsé vers l'Algérie. Mais pour le moment, il n'y a aucune certitude.


Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amedy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, Djamel Beghal, pourrait être assigné à résidence si aucun accord avec l'Algérie n'est trouvé.  Déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste, il finit de purger une peine pour le projet d'évasion en 2010 d'un membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné à perpétuité pour l'attentat de 1995 du RER C.

Mais la libération de Djamel Beghal fait visiblement l'objet de délicates tractations. Seule certitude il sera officiellement libérable lundi 16 juillet. Les autorités françaises l'affirment: elles souhaitent l'expulser vers l'Algérie. L'islamiste algérien a été naturalisé français en 1995 puis déchu de cette nationalité en 2007. Mais pour Béranger Tourné, avocat de Djamel Beghal, cette extradition acceptée par l'intéressé, est loin d'être acquise : « Aujourd'hui je constate qu'il y aurait des freins à ce qu'elle soit entreprise donc je reste dans l'expectative à ce jour. On fait lanterner tout le monde pour que, étant interdit de territoire français et sous le coup d'un arrêté d'expulsion, vraisemblablement il ne peut que se retrouver placer en centre de rétention administrative pour une durée de 45 jours. Je reste dubitatif sur le fait que ce qui n'a pas été fait en trois mois puisse être fait la semaine prochaine subitement sans que ce soit un fait exprès. On n'est pas du tout sûr que la France veuille l'expulser.»

Si Alger refuse de reprendre Djamel Beghal, sa surveillance judiciaire ne pourra excéder 23 mois, soit le total des remises de peines obtenues au cours de sa détention par ce prisonnier qui sent le souffre.

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