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Edouard Philippe France

Publié le • Modifié le

Conférence des territoires: Edouard Philippe cherche à rassurer

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Le gouvernement a annoncé avec satisfaction que 70% des collectivités territoriales ont accepté la contractualisation de leurs dépenses. Eric FEFERBERG / AFP

La troisième conférence des territoires a débuté ce jeudi 12 juillet. Elle réunit les représentants des territoires français, maires, sénateurs, élus locaux. Cette troisième conférence est boycottée par les trois principales associations des territoires, François Baroin, président des maires de France, Dominique Bussereau, président des départements, Hervé Morin, président des régions de France. Ils accusent le gouvernement de vouloir recentraliser le pays et dénoncent une politique fiscale désavantageuse pour les collectivités locales. L'enjeu de ce début de conférence était donc de rassurer.


Le thème annoncé était le suivant : « Europe, cohésion et territoires ». Le rendez-vous semestriel, instauré par le président Emmanuel Macron et placé sous l'égide de Matignon, devait initialement se concentrer sur ce thème.

Mais les dissensions latentes entre l'exécutif et les territoires se sont évidemment invitées au menu de cette 3e édition, marquée par le boycott de trois associations d'élus : Régions de France, l'Assemblée des départements (ADF) et l'Association des maires (AMF).

Une conférence boycottée

Conscient de la méfiance des élus locaux envers le gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe a commencé son discours en rappelant l'importance des collectivités territoriales. Pour lui, c'est à elles qu'il revient de définir la stratégie, que l'Etat doit accompagner par la mobilisation de financements nouveaux.

« Lorsque nous agissons ainsi, nous accompagnons et nous faisons oeuvre utile. Lorsque nous nous prenons pour les aménageurs, ou pour les stratèges, en règle générale, reconnaissons-le, nous nous plantons. », a avoué le Premier ministre.

Un discours que plusieurs élus locaux ont décidé de venir écouter. Pour Karl Olive, maire de droite de Poissy dans les Yvelines, le boycott de certains représentants des territoires n'est pas une stratégie efficace : « On doit être acteurs de nos territoires et pas spectateurs de ceux des autres. A ce titre-là, il est important de venir à la fois écouter, échanger, partager. Je pense que la politique de la chaise vide n’est pas une bonne politique. »

Des divergences difficiles à oublier

Edouard Philippe a quand même abordé l'un des sujets qui fâchent : l'encadrement des dépenses des collectivités. Une décision prise par le gouvernement afin de réduire la dépense publique.

« C’est une des raisons qui a conduit l’Etat à proposer aux collectivités territoriales ce lien partenarial, a rappelé le Premier ministre. Cette façon, non pas de diminuer la dépense publique locale, mais d’en maîtriser la progression. Même s’il pouvait y avoir un peu d’agacement ou des désaccords sur le principe même du contrat. »

Le gouvernement annonce d'ailleurs avec satisfaction que 70% des collectivités territoriales ont accepté la contractualisation de leurs dépenses.

Chronologie et chiffres clés