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SOS Homophobie dresse un état des lieux alarmant en France

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Pour la deuxième année consécutive, les actes homophobes ont augmenté en 2017 confirmant «l'ancrage» de l'homophobie dans la société française, selon le rapport annuel de SOS Homophobie. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

A deux jours de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, l’association SOS Homophobie publie son rapport annuel. Une fois de plus, le  constat est préoccupant. Selon l’organisation, le nombre d’actes homophobes a encore augmenté en France en 2017.


Discrimination au travail, rejet en famille, moqueries, insultes et violences dans la rue, dans les transports, à l’école. Les 1 650 témoignages recueillis par SOS Homophobie en sont une preuve : le phénomène persiste.

« Dans le rapport annuel, on constate une augmentation de 4,8% des actes LGBTphobes signalés à SOS Homophobie en 2017, rapporte Joël Deumier, président de l’association. Cette augmentation se double d’un constat que nous prenons très au sérieux. C’est l’augmentation des agressions physiques de 15%. C’est les coups qui sont portés aux personnes pour ce qu’elles sont et cela est inacceptable ».

Comment expliquer cette montée de l’hostilité envers les personnes homosexuelles et transsexuelles ? « C’est d’abord que la parole des victimes se libère », constate Joël Deumier. Mais ce n’est pas la seule explication, selon lui : « Il y a aussi une explication liée au climat d’homophobie dans le pays. En 2017 on était dans un contexte électoral avec la montée du discours réactionnaire qui voulait revenir sur la loi Taubira. Quand on a une parole publique homophobe, l’homophobie est légitimée, les gens ont des actes et des propos homophobes. »

Malgré cet état des lieux alarmant, SOS Homophobie veut espérer que l'année en cours, marquée notamment par les débats sur l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes ne se traduira pas par une nouvelle hausse de l’homophobie.

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