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France Santé et Médecine

Publié le • Modifié le

Samu: après le drame de Strasbourg, Agnès Buzyn veut des pistes de réforme

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Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, à la l'Assemblée nationale, le 26 septembre 2017. REUTERS/Stephane Mahe

Comment améliorer le fonctionnement du Samu, après la mort tragique de Naomi Musenga, cette jeune femme dont l’appel aux services de secours avait été pris à la légère par une opératrice ? Cette question était au centre d’une réunion ce lundi au ministère de la Santé ; autour d'Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, des représentants des organisations professionnelles et syndicales d’urgentistes.


Analyse des appels, retours sur expérience, formation: pour éviter que le drame de Strasbourg ne se reproduise, Agnès Buzyn a demandé lundi aux urgentistes de lui faire rapidement des propositions pour « harmoniser les pratiques » des Samu, sans promettre de nouveaux moyens.

Révélée fin avril, la mort de Naomi Musenga, 22 ans, quelques heures après avoir appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre, mais sans être prise au sérieux par l'opératrice téléphonique, a créé la polémique et ouvert un débat sur le fonctionnement du service médical d'urgence, qui reçoit 30 millions d'appels chaque année.

Une enquête administrative, confiée à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), a débuté lundi. En parallèle, une enquête judiciaire a été ouverte.

Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a reçu lundi des représentants des urgentistes, « il convient qu'il n'y ait plus d'erreur de ce type » et d'« améliorer à l'avenir la régulation et les réponses aux patients par le Samu ».

Feuille de route

Toutefois, elle a souligné que « dans 99,9 % des cas, fort heureusement, le Samu travaille merveilleusement ». Elle a donc chargé les urgentistes de lui présenter « une feuille de route » d'ici au 1er juillet, insistant sur sur « trois thèmes ».

Premier axe, « la formation des professionnels », notamment celle des opérateurs téléphoniques qui n'est actuellement pas « homogène » sur le territoire et pourrait, pour les professionnels, faire l'objet d'un diplôme national.

Second axe, instaurer une « assurance qualité », harmonisée sur tout le territoire, destinée à faire remonter les incidents, les accidents, et à vérifier que les opérateurs répondent correctement aux appels, a-t-elle précisé.

Certains Samu sont déjà engagés dans une telle démarche, par exemple Nantes et Toulouse, a-t-elle noté. Elle peut passer par « des réunions de service, qui traitent a posteriori des incidents » ou encore « une écoute, tous les 100 appels » pour vérifier le suivi des procédures, selon Mme Buzyn.

L’ensemble des représentants, qui sont autour de moi aujourd’hui, m’apporteront une feuille de route sur ces trois thèmes le 1er juillet prochain de façon à ce que l’ensemble de ces problématiques soit traité dès l’été.
Agnès Buzyn Ministre de le Santé 15/05/2018 - par RFI Écouter

De son côté Pierre Carli, président du Conseil de l'urgence hospitalière (CNUH), a plaidé pour que « comme on certifie les blocs opératoires, on certifie les Samu très rapidement » afin de « sécuriser considérablement la réception de ces appels ».

La ministre n'a en revanche pas promis de moyens supplémentaires pour le Samu, ni humains, ni financiers, estimant que la question d'une réforme structurelle n'était « pas posée aujourd'hui »

(avec AFP)

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