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France Justice Terrorisme

Publié le • Modifié le

Procès de la filière jihadiste de Lunel: quatre condamnations et une relaxe

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Hamza Mosli, Adil Barki and Ali Abdoumi, ici représentés sur un dessin d'audience, faisaient partie des cinq prévenus jugés pour terrorisme dans l'affaire de la filière jihadiste de Lunel. Benoit PEYRUCQ / AFP

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement dans le procès de la filière jihadiste de Lunel. Il a prononcé une relaxe et des peines allant jusqu'à 7 ans de prison. Lunel, c'est cette ville du sud de la France dans l'Hérault, qui avait vu une vingtaine de jeunes partir pour faire le jihad en Syrie et en Irak entre 2013 et 2014, l'une des vagues les plus importantes de ce type dans le pays.


La peine la plus lourde est donc de 7 ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers. Elle a été prononcée à l'encontre d'Hamza Mosli. Deux de ses frères sont morts en Syrie en 2014. Pour la présidente du tribunal, il a joué un rôle « moteur » dans le départ de plusieurs jeunes de Lunel vers des théâtres jihadistes.

Autre peine de sept ans cette fois pour Ali Abdoumi, il était accusé d'être un « revenant » de Syrie. Il avait déclaré qu'il ne s'était jamais rendu dans le pays, mais qu'il s'était arrêté en Turquie.

Un autre « revenant », Adil Barki, qui avait passé plusieurs semaines au sein d'Al-Nosra, ancien groupe armé proche d'Al-Qaïda, a lui écopé de cinq ans de prison.

La dernière peine de cinq années est pour Jawad Salih. Selon la présidente du tribunal, il animait des « assises » religieuses à Lunel. Il aurait encouragé, voire légitimé des départs vers des fronts terroristes.

Enfin, le Tribunal de Grande Instance de Paris a prononcé la relaxe pour Saad B. Il était poursuivi, entre autres, pour avoir accompagné sa sœur à l'aéroport alors que celle-ci s'apprêtait à rejoindre la Syrie. Le tribunal a estimé que cela ne constituait pas un délit.

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