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Publié le • Modifié le

Tourisme: la mairie de Paris assigne en référé Airbnb et Wimdu

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Le siège officiel de Airbnb à San Francisco. REUTERS/Gabrielle Lurie

Nouvelle étape dans la bataille des meublés de tourisme, la ville de Paris a annoncé jeudi poursuivre en justice les plateformes Airbnb ainsi que Wimdu, qui selon la mairie « ne respectent pas la loi ». Ces plateformes, qui n'ont pas retiré de leurs sites internet les annonces de locations sans numéro d'enregistrement comme le prévoit la loi, sont assignées pour le 12 juin, à 09h30, devant le tribunal de grande instance de Paris, a précisé Ian Brossat, adjoint PCF au Logement de la maire PS Anne Hidalgo. Airbnb a jugé « décevante » cette décision de la mairie qui, selon la plateforme, touche « principalement les habitants de Paris ».


Depuis le 1er décembre 2017, tout loueur de meublés touristique doit être enregistré et son numéro d'enregistrement doit figurer sur l'annonce en ligne, afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an.

La plateforme qui héberge l'annonce doit pour sa part retirer de son site toute offre de location qui ne porte pas ce numéro d'enregistrement. Or, Airbnb et Wimdu « n'ont pas retiré les annonces qui n'ont pas de numéros d'enregistrement », a dénoncé M. Brossat, selon qui chez Airbnb, qui propose quelque 50.000 annonces sur Paris, « une écrasante majorité de 84% des annonces » sont dans ce cas.

Une réglementation «complexe et confuse», selon Airbnb

La Ville de Paris, qui avait mis en demeure les plateformes en décembre, a effectué de « très nombreuses relances », a ajouté l'élu, qui estime qu' «en réalité, Airbnb aujourd'hui assume de ne pas respecter la loi. Il est invraisemblable que cette entreprise puisse s'affranchir de toutes les règles». La Ville demandera en cas de non-respect de retrait des annonces une astreinte de 1.000 euros par jour de retard, et de 5.000 par jour pour toute nouvelle publication sans numéro d'enregistrement.

« La réglementation de la location meublée touristique à Paris est complexe, confuse et davantage adaptée à des professionnels qu'à des particuliers », a répliqué Airbnb dans une déclaration. « Nous encourageons Paris à suivre le chemin d'autres villes comme Londres, Berlin et Barcelone, avec lesquelles nous avons travaillé efficacement à des mesures de bon sens pour promouvoir une location meublée touristique responsable et empêcher les abus », ajoute Airbnb.

En 2017, 1,3 million d'euros d'amendes ont été infligés à des multipropriétaires, et 490.000 euros pour le premier trimestre 2018, a-t-il dit.

Paris est le premier marché au monde pour Airbnb. Dans Paris intra-muros, Airbnb compte 65.000 hébergements, alors que 80.000 chambres d'hôtel existent dans la capitale. Pour l'ensemble de l'Hexagone, 450.000 hébergements figurent sur son site, un chiffre à comparer à 650.000 chambres d'hôtel.

à (relire): La mairie de Paris fait la chasse aux loueurs illégaux sur Airbnb

(avec Afp)

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