rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • L'Espagne opposée à un blocage de l'accord UE-Mercosur (présidence)
  • L'Espagne opposée à un blocage de l'accord UE-Mercosur (présidence)

France Liban Saad Hariri

Publié le • Modifié le

CEDRE, une conférence à Paris pour soutenir l'économie libanaise

media
Quarante-et-un Etats et une dizaine d'organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, OCDE, BERD...) se réunissent vendredi à Paris sous la présidence du Premier ministre libanais Saad Hariri et de la France. REUTERS/Aziz Taher

La Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE) s'ouvre ce vendredi matin 6 avril à Paris en présence du président de la République française Emmanuel Macron, du président du Conseil libanais Saad Hariri et de plusieurs ministres des deux pays. Une quarantaine d'Etats et des organisations financières internationales, mais aussi le secteur privé seront présents. L'objectif est de réunir 10 milliards de dollars sur 5 ans pour permettre de financer le plan de développement du pays dont l'économie et les infrastructures sont fragilisées par des années de crise institutionnelle et régionale.


L'Elysée le répète : cette conférence n'est pas politique, mais elle doit bien soutenir les institutions libanaises.

Il faut préserver le Liban d'un contexte régional marqué par la guerre. Sur le plan interne, le pays a échappé à une crise institutionnelle majeure en novembre dernier lorsque le Premier ministre Saad Hariri a annoncé sa démission avant de revenir.

Dépassant leur clivage, les factions politiques libanaises viennent de voter un budget pour 2018. Le genre de signaux attendus par les partenaires qui organisent cette conférence. De même que sont attendues des réformes, en particulier pour résorber une dette publique colossale estimée à 150% du PIB.

C'est à cette condition que les chantiers du plan de développement libanais pourront être lancés. Et ils ne manquent pas au Liban où les infrastructures souffrent d'un déficit d'investissement chronique et d'une pression rendue encore plus intenable par l'afflux des réfugiés.

L'eau, l'énergie, les routes, l'électricité, mais aussi la santé et l'éducation, tous les secteurs ont besoin de gros investissements.

Les Libanais espèrent lever au moins 6 à 7 milliards de dollars à l'occasion de cette conférence.

 

Chronologie et chiffres clés