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France Mayotte

Publié le • Modifié le

A Mayotte, la colère de la population ne retombe pas

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A Mamoudzou, ce mardi 12 mars, des manifestants brandissent des banderoles pour accueillir la ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, arrivée la veille sur l'île. Ornella LAMBERTI / AFP

La tension ne retombe pas à Mayotte. Le 101e département français est secoué depuis trois semaines par une grève générale et depuis quelques jours par des blocages. La population dénonce l'insécurité grandissante. C'est dans ce climat tendu que la ministre des Outre-mer Annick Girardin est arrivée sur l'île. Elle s'est rendue ce lundi matin 12 mars sur un barrage pour rencontrer des manifestants exaspérés.


A l'origine du mouvement, il y a la violence qui gangrène Mayotte. Le 20 février dernier, des bandes rivales s'affrontent dans un lycée dans l'ouest de l'île. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

« La vie est devenue invivable. On est en proie à des agressions au quotidien. On ne peut pas fréquenter des services publics tels que les hôpitaux, la préfecture, les mairies… On ne peut pas les fréquenter parce que tout est saturé », déplore El Anzine Hamidou, représentant du syndicat Force Ouvrière.

Des services publics saturés, notamment sous la pression migratoire issue des Comores toutes proches. « Nous ne sommes pas contre le fait qu'il y ait des personnes qui arrivent, mais contre le fait que quand elles arrivent à Mayotte qui est déjà délaissée par l’Etat, toutes les structures qui auraient dû exister dans un département normal, elles n’existent pas à Mayotte. De ce fait, ces personnes n'ont pas d’encadrement, elles n’ont pas de suivi. Elles n’ont pas le minimum vital. La seule chose qu’elles ont à faire, c’est d’attaquer les gens dans tous les lieux, à tous moments pour pouvoir survivre », souligne Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT Mayotte.

A tous ces problèmes, les Mahorais espèrent que le gouvernement apportera des solutions de long terme. Pour le moment, Paris va dépêcher des renforts sécuritaires en plus des trois escadrons de gendarmes mobiles déjà déployées sur place.

► (Re) lire : Mayotte: à la veille de la rentrée scolaire, les barrages reprennent

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