rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Justice France

Publié le • Modifié le

France : le ministre Gérald Darmanin visé par une nouvelle plainte

media
Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin. Lionel BONAVENTURE / AFP

Le ministre de l'action et des Comptes publics, déjà accusé de viol, est cette fois visé par une plainte pour abus de faiblesse par une autre femme. Les faits auraient eu lieu alors qu’il était encore maire de Tourcoing, dans le nord de la France.


Déjà visé par une enquête pour viol, Gérald Darmanin intéresse désormais la justice pour abus de faiblesse. Une enquête préliminaire a en effet été ouverte à l'encontre du ministre des Comptes et de l'action publique.

La plainte d'une femme originaire de Tourcoing est à l'origine de cette nouvelle affaire. Gérald Darmanin a été le maire de cette ville du nord de la France de 2014 à 2017. Or, ce dernier est accusé d’avoir profité de cette fonction.

La plaignante, qui occupait un logement insalubre, a demandé à être relogée. Et c'est à ce moment-là que Gérald Darmanin lui aurait fait des avances. C'est en tout cas ce qu'elle a déclaré lors de son audition par les enquêteurs.

Cette nouvelle affaire vient fragiliser un peu plus le ministre, qui conserve cependant le soutien de l'exécutif. Édouard Philippe a en effet appelé ce mercredi après-midi « au respect de la parole du plaignant comme la présomption d'innocence ».

Le Premier ministre rappelle par la même occasion la règle en vigueur au gouvernement : même visé par une enquête, un ministre n'a pas à démissionner tant qu'il n'est pas mis en examen.

La crainte de l'effet boule de neige

Mais si la réponse a été rapide, le soutien est mesuré. Beaucoup plus que lors de la première plainte pour viol. A l'époque, Matignon faisait savoir que Gérald Darmanin avait « toute la confiance » du chef du gouvernement.

Edouard Philippe a été informé dans la journée de mercredi de cette deuxième plainte. Et c'est lui qui dû prendre position au nom de l'exécutif.

Emmanuel Macron, qui a dénoncé mardi la « République du soupçon », a botté en touche mercredi soir, en marge d'un déplacement dans le Val de Marne. « Ça, ça n’a rien à voir avec le sujet du jour, et compte tenu du respect que j’ai pour les personnes qui sont là, j’ai pour habitude de ne jamais réponse aux questions annexes. »

La crainte au sommet de l'Etat : l'effet boule de neige, qu'une plainte en entraîne d'autres. L'entourage du Premier ministre le reconnaît : « si ça commence à feuilletonner, ça va devenir emmerdant ».

Chronologie et chiffres clés