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Publié le • Modifié le

L’évêque de Beauvais annonce le 70e miracle survenu à Lourdes

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La basilique de Lourdes. Mikel Bilbao/VW PICS/UIG via Getty Images

La guérison en 2008 de soeur Bernadette Moriau atteinte d'une grave invalidité, alors âgée de 69 ans, a été reconnue « comme miraculeuse » par l'évêque de Beauvais, ce dimanche 11 février. Elle constitue le 70e miracle survenu à Lourdes.


Tout commence en 1966 lorsque Bernadette Moriau découvre sa maladie. Le diagnostic est posé sur l’invalidité progressive de cette infirmière de profession : une grave atteinte lombaire appelée « syndrome de la queue de cheval ». Au fil des années, elle ne peut plus marcher normalement jusqu’à ne plus se déplacer. Elle devra subir pas moins de quatre interventions chirurgicales afin d’apaiser ses souffrances.

Face aux douleurs qui ne disparaissent pas malgré les médicaments, on lui implante en 1992 un neurostimulateur médullaire. Une électrode chargée de délivrer du courant faible et reliée aux structures impliquées dans le contrôle de la douleur au niveau de la moelle épinière. Malgré toutes ces interventions, Bernadette Moriau, aujourd’hui religieuse franciscaine, a dû porter en permanence un corset et une attelle à son pied gauche.

Le miracle?

C’est en juillet 2008 qu’il est reconnu. Le médecin traitant de Bernadette Moriau l’invite à faire un pèlerinage à Lourdes. Cette année-là, on célèbre dans cette commune française des Hautes-Pyrénées, devenue le centre de pèlerinage catholique, les 150 ans des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Elle se rend donc en chaise roulante, comme 6 millions de pèlerins chaque année, et y reçoit le sacrement des malades.

A son retour dans son diocèse quelques jours plus tard, Bernadette Moriau ressent une sorte de bien-être dans le corps. Elle peut bouger son pied, décide de retirer ses attelles et se remet à marcher. Elle se débarrasse également du neurostimulateur médullaire. C’est fin 2016 que le comité médical international de Lourdes confirme une « guérison inexpliquée dans l’état actuel des connaissances scientifiques ».

Il s’agit du 70e miracle officiellement reconnu par l’Eglise. Le processus est long car il faut bien entendu que la guérison soit définitive. Il faut enquêter, recueillir des preuves et enfin, raconter son histoire au médecin permanent du Bureau des constatations médicales de Lourdes, une instance créée en 1883, 25 ans après les apparitions de la Vierge Marie. Les membres de ce bureau posent ensuite toutes les questions qu’ils veulent avant de donner leur avis. L’un d’eux est nommé rapporteur et peut encore soumettre des pièces à des spécialistes, en cas de doute.

Au final, l’approbation du dossier présenté doit recueillir les deux tiers des voix. Le mot de la fin revient au diocèse du fidèle miraculé, en l’occurrence celui de Beauvais. C’est depuis cette ville du nord de Paris que la sœur Bernadette Moriau témoigne, deux jours après l’annonce officielle du « label » solennel du miracle.

Diagnostics plus exigeants et traitements plus efficaces

Depuis plusieurs décennies, sur des millions de malades, le nombre de guérisons constatées et annoncées comme miraculeuses confirmées se raréfie. Les avancées de la médecine permettent en effet d’expliquer les autres cas de ces guérisons dites miraculeuses.

(Re) lire : Qui sont les catholiques en France?

Chronologie et chiffres clés