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France Immigration Migrations Internationales Réfugiés

Publié le • Modifié le

Loi immigration: les associations déçues de leur visite à Matignon

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Des migrants blottis sous des couvertures près de la Halle Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le 10 janvier 2017. Armelle Loiseau/MSF

Emmaüs France, SOS Racisme, la Cimade, le Secours catholique.... Au total une trentaine d'associations de défense des droits des étrangers ont été reçues, le jeudi 11 janvier à Matignon, pour évoquer le projet de loi sur l'asile et l'immigration. Expulsions simplifiées, procédures de rétentions modifiées, contrôles aux frontières renforcés, cette future loi inquiète beaucoup le camp associatif, qui espérait faire infléchir le Premier ministre. Mais celui-ci est ressorti déçu et parle d'un texte déséquilibré.


Avec plus de trois heures d'échanges, la réunion a été longue ce jeudi 11 janvier. Pour le Premier ministre, Edouard Philippe, il fallait faire un pas en direction des associations, les rassurer. Oui, elles ont leur mot à dire. Thierry Kuhn, président d'Emmaüs France : « Le message, ça a été : "C’est quand même assez rare qu’un projet de loi soit présenté à des associations". C’est ce qui nous a été dit. "Soyez satisfaits de cette concertation, de ce dialogue". Point final. Franchement, on se pose réellement la question si ça valait le coup de venir ».

Le gouvernement assure que ce projet de loi est équilibré, mais les associations ne s'y trompent pas. Comme le souligne Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade : « On a tous été unanimes pour dire que c’était un projet de loi qui avait un centre de gravité qui était très porté sur le contrôle, le tri et la volonté d’expulser les personnes étrangères avant d’être un projet de loi sur l’accueil ».

Des associations qui ont parlé d'une seule voix, mais rien n'y fait. Patrick Doutreligne, président de l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) : « C’était assez incroyable. Il y avait 30 associations et les 30 disaient la même chose : il n’y a eu aucune contradiction. Donc à un moment donné, il faut bien que le gouvernement se dise : mais s’il y a l’unanimité sur ce qu’on propose, il faut voir si on peut rectifier le tir ». Prochaine étape, le Conseil des ministres où, dès février, ce projet de loi sera présenté.

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