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Publié le • Modifié le

Parti socialiste: la guerre des chefs aura bien lieu

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La bataille pour la direction du PS sera plus rude que prévu. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Après Luc Carvounas et Stéphane Le Foll, Olivier Faure s'est à son tour déclaré candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ce mercredi 10 janvier. La bataille s'annonce plus rude que prévue pour prendre la tête d'un parti déclassé en 2017.


On avait cru, un temps, échapper à la nouvelle guerre des chefs. L'hypothèse d'une candidature de l'ancienne ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem avait laissé entrevoir un Congrès socialiste plus apaisé que les précédents. Mais son retrait de la course et les annonces coup sur coup de Stéphane Le Foll puis d'Olivier Faure promettent au contraire une compétition plus dure.

Olivier Faure tenait à annoncer sa décision d'abord aux membres du courant majoritaire au sein du PS mardi soir, pour finalement se faire griller la politesse mardi matin par la déclaration de Stéphane Le Foll. Ils sont donc aujourd'hui deux candidats à représenter l'aile sociale-démocrate, majoritaire du PS, qui n'aura pas réussi à mettre d'accord sur un seul nom.

Faure-Le Foll, une bataille générationnelle

Entre Stéphane Le Foll, 57 ans, ancien porte-parole du gouvernement sous François Hollande, soutenu par d'anciens ministres, et Olivier Faure, 49 ans, patron des députés PS, appuyé par le groupe des « quadras », c'est une bataille générationnelle plus qu'idéologique, qui s'annonce.

Olivier Faure dit vouloir « conduire à la renaissance du Parti socialiste », en réformant son mode de fonctionnement. Son crédo : casser la logique des chapelles, pour au contraire travailler avec tout le monde, comme il le fait, disent ses proches, à la tête du groupe socialiste à l'Assemblée. L'expérience contre le renouvellement : le match a déjà lieu sur ce thème en coulisses.

Cet affrontement pourrait bien faire le jeu des deux autres candidats, le député Luc Carvounas et l'élu européen Emmanuel Maurel. D'autres hésitent encore, comme Julien Dray et Rachid Temal. « J'y pense et pas simplement en me rasant », a confié le premier sur France Inter.

Tous ont jusqu'à la fin du mois pour faire acte de candidature. Les militants voteront sur les motions le 15 mars. Les deux candidats arrivés en tête seront départagé le 29 mars. Le jeu est bien plus ouvert qu'attendu

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