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Publié le • Modifié le

Manifestation à Paris pour un meilleur traitement des prisonniers basques

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Les manifestants veulent que les personnes détenues en France dans des dossiers terroristes basques soient soumises à un régime de droit commun. REUTERS/Charles Platiau

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 9 décembre à Paris pour les droits des prisonniers basques. Soixante-deux personnes sont actuellement emprisonnées en France en lien avec le terrorisme basque, et huit mois après le désarmement de l'organisation terroriste ETA, les Basques réclament un meilleur traitement de ces prisonniers. Ils estiment que la loi ne leur est pas appliquée.


Les manifestants rassemblés samedi devant les Invalides, à Paris, demandent notamment à ce que les prisonniers basques soient déplacés dans le Sud-Ouest. La plupart sont détenus dans le nord de la France. Une situation difficile pour les familles, comme Duana Janbur, fille d'un prisonnier.

« Pour les prisonniers et leur entourage - enfants, parents, amis -, le cauchemar reste le même. Rien n’a changé, si ce n’est en pire. Les mesures d’exception, ce sont des centaines de kilomètres à faire chaque semaine sur les routes de la dispersion. C’est pourquoi, nous disons avec force : nous les voulons vivants et à la maison ! », a-t-elle lancé.

Les Basques regrettent que les Etats français et espagnol, où s'étend la majeure partie du Pays basque, n'aient rien donné en échange du désarmement de l'ETA. Et sans contrepartie, pas de processus de paix, explique le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. « Le silence lourd des deux Etats français et espagnol a été pour nous une insulte. Le processus de paix en Pays basque ne peut se poursuivre sans un engagement formel de l’Etat français », prévient-t-il.

Enfin, aux yeux des manifestants, le droit français n'est pas appliqué aux prisonniers basques. Une situation que déplore Gaby Mosca, ancien d'Iparretarrak, emprisonné 17 ans. « On demande que les prisonniers gravement malades soient libérés et que les prisonniers qui doivent bénéficier de ce qu’on appelle une liberté conditionnelle puissent en bénéficier. On ne demande rien d’extraordinaire, uniquement l’application stricte de la loi », souligne-t-il.

312 prisonniers basques sont actuellement emprisonnés en France et en Espagne.

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