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Publié le • Modifié le

Terrorisme: le jihadiste français Mehdi Nemmouche mis en examen pour enlèvement

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Mehdi Nemmouche arrive au palais de justice de Paris dans un véhicule encadré par le GIGN, le mercredi 15 novembre 2017. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Mehdi Nemmouche a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration en relation avec une entreprise terroriste », ce mercredi 15 novembre par un juge antiterroriste à Paris. L'auteur présumé de l'attentat du Musée juif de Bruxelles - qui avait fait 4 morts - est impliqué en France dans une autre affaire. Il aurait été identifié par 4 journalistes français, enlevés en Syrie en 2013, comme l'un de leurs geôliers.


Mehdi Nemmouche est arrivé peu avant 10 heures ce mercredi au Palais de justice de Paris, accompagné par une importante escorte du GIGN. Présenté à un juge anti-terroriste, il a été inculpé pour « enlèvement et séquestration en relation avec une entreprise terroriste », en raison de son éventuelle implication comme geôlier du groupe Etat islamique.

Lorsque le jihadiste français est arrêté à Marseille, le 30 mai 2014, quelques jours après l'attentat du Musée juif de Bruxelles, 4 journalistes français disent reconnaître celui qui les aurait « maltraité » en Syrie. Didier François, Pierre Torès, Edouard Elias et Nicolas Hénin avaient été enlevés près d'Alep presque un an auparavant, en juin 2013.

Retenus dans l'hôpital ophtalmologique de la ville, transformé en prison par le groupe Etat Islamique, ils auraient été encadrés par Mehdi Nemmouche, « membre d'un petit groupe de français dont la venue terrorisait systématiquement la cinquantaine de prisonniers syriens », comme l’a raconté en 2014 Nicolas Hénin.

D’après Didier François, celui qui se faisait appeler « Abou Omar le cogneur » était « extrêmement violent avec les prisonniers syriens. Il était malgré tout obligé de se comporter de manière plus maîtrisée avec les otages occidentaux » et avait une obsession antisémite.

Mehdi Nemmouche devrait retourner en Belgique dès ce mercredi soir. Son avocat a déjà fait savoir qu'il était peu probable qu'il s'exprime lors de cette première comparution.

(Avec agences)

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