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France Culture

Publié le • Modifié le

France: Jack Ralite, ex-ministre communiste et homme de culture, est décédé

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L'ancien ministre Jack Ralite, ici le 11 juin 2013 à Paris. Bertrand GUAY / POOL / AFP

En France, la mort de Jack Ralite à 89 ans, une figure importante de la vie politique et culturelle. Cet ancien journaliste du quotidien L'Humanité avait été l'un des ministres communistes du premier gouvernement de François Mitterrand. Il a aussi marqué le milieu du théâtre.


A l'annonce du décès de Jack Ralite ce dimanche, les réseaux sociaux ont salué la mémoire d'un personnage ayant dédié sa vie à la promotion de la culture. « La France perd un formidable défenseur de l’art et de la culture », a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. « Avec la disparition de Jack Ralite, la gauche perd un très grand militant de la culture pour tous », a regretté l'ancien candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon.

Car l'homme de la culture au Parti communiste, c'était lui. Mais lorsqu'il entre au gouvernement de Pierre Mauroy en 1981, Jack Ralite doit laisser sa place à un autre Jack, Jack Lang. Lui s'occupera de la Santé puis de l'Emploi. Si l'expérience le fait connaître du grand public, son ancrage politique est en Seine-Saint-Denis. Il en est le sénateur pendant 15 ans, et maire d'Aubervilliers de 1984 à 2003.

Sa deuxième vie, il la mène naturellement au théâtre. Jack Ralite a notamment été administrateur du Théâtre national de la Colline à Paris puis à la Cité de la Musique.

Ces dernières années, l'ancien ministre a participé à plusieurs ouvrages consacrés à la culture, en ne manquant pas d'égratigner ceux qui en ont eu la charge au sein des gouvernements successifs. « Le ministère de la Culture a renoncé à être le grand intercesseur entre les artistes et les citoyens. Occupé à nommer, dénommer, renommer, dans tous les domaines, il a perdu son pouvoir d'illuminer », déplorait-il il y a deux ans.

Toujours engagé, Jack Ralite était membre du Haut Comité pour le Logement des personnes défavorisées. Il faisait aussi partie du conseil politique de la fondation Agir contre l'exclusion, lancée par l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry. A Aubervilliers, dont il fut le maire, les drapeaux vont être mis en berne et un hommage lui sera rendu dans les prochains jours.

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