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Publié le • Modifié le

Retour en France de Yoann Barbereau, Français condamné en Russie

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Yoann Barbereau en octobre 2013, à Irkoutsk. FAMILY HANDOUT / AFP

Ce ressortissant français avait été condamné en Russie pour des actes à caractère sexuels sur sa propre fille. L'ancien directeur de l'Alliance française d'Irkoutsk en Sibérie avait fui la justice russe dénonçant des accusations montées de toutes pièces. Selon son comité de soutien, Yoann Barbereau est arrivé sur le territoire français mercredi 9 novembre.


Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

L'affaire débute le 11 février 2015, au domicile de Yoann Barbereau. Alors âgé de 37 ans, le Français est accusé d'attouchements sexuels sur sa propre fille. Dans le dossier d'accusation  : des photos et une vidéo à caractère pédophile. Une vidéo qui, selon Yohann Barbereau, aurait été ajoutée à son ordinateur, par les enquêteurs eux-mêmes.

« La règlementation russe d'interception des données informatiques est tellement vague qu'elle permet précisément l'accès à n'importe quelle donnée sur le réseau internet sans contrôle. Il y a une probabilité de piratage, même si dans le dossier les données figurent comme postées par lui-même. La version de piratage n'est pas à exclure  », explique Kirill Koroteev, l'un des avocats du ressortissant français.

Dans le documentaire diffusé ce soir par France Télévisions, Yoann Barbereau dénonce une forme de «  prise d'otage  », et assure être la victime d'un Kompromat. Cette pratique datant de l'époque soviétique consiste à monter de toutes pièces un dossier compromettant à caractère sexuel. Yoann Barbereau affirme qu'il n'avait pas d'autre solution que de fuir la Russie, pour échapper à une peine de prison qu'il estime totalement infondée. La justice russe l'avait condamné par contumace à 15 ans de camp à régime sévère.

Yoann Barbereau avait pris la fuite en septembre 2016 et vivait caché depuis. « Après avoir fait front pendant tout le procès devant ses accusateurs, avoir démonté de manière magistrale les accusations qui étaient proférées contre lui, il était quand même absolument convaincu qu'il serait condamné par une justice qui n'est pas indépendante, et les faits lui ont donné raison puisqu'il a été condamné à 15 ans de camps de travail en Sibérie, rappelle Thierry Guidet, le président du comité de soutien. Et puis convaincu qu'il ne pouvait pas faire confiance à la justice russe, il a faussé compagnie à ses accusateurs quelques jours avant que le jugement ne soit rendu, c'est pourquoi il a été rendu par contumace. »

Comment a-t-il a pu quitter la Russie ? Son comité de soutien, basé à Nantes, ne veut pas donner de détails. L'homme est toujours sous le coup d'une notice rouge d'Interpol et peut être arrêté n'importe où dans le monde. «  Effectivement, cette notice rouge d'Interpol est une menace qui plane, donc il y a un peu de risque pour lui dans l'immédiat en France. Mais il y a bien une question judiciaire qu'il va falloir purger », admet Thierry Guidet.

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