rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Emmanuel Macron France Alimentation Politique française

Publié le • Modifié le

France: Macron à Rungis pour les Etats généraux de l'alimentation

media
Emmanuel Macron lors de sa visite à Rungis le 18 avril 2017 pendant la campagne présidentielle. Philippe Wojazer / POOL / AFP

Emmanuel Macron se rend mercredi 11 octobre au grand marché de Rungis. Il clôture le premier volet des Etats généraux de l'alimentation lancés en juillet et qui ont rassemblé agriculteurs, transformateurs et distributeurs. Les débats visaient à permettre aux agriculteurs de mieux vivre de leur production. Le chef de l'Etat doit faire une série d'annonces en faveur d'une meilleure répartition de la valeur dans le secteur.


Sur un euro dépensé en nourriture, six centimes seulement atterrissent dans la poche des agriculteurs. Pour leur permettre de mieux gagner leur vie et de sortir de leur dépendance aux aides gouvernementales, le chef de l'Etat veut mettre un frein à la guerre des prix entre industriels et distributeurs.

Pour cela, il est question d'instaurer un prix minimum de ventes des produits et de limiter le nombre de promotions. Il est aussi question de changer le mode de négociations actuel pour que les prix payés aux fermiers soient fixés à partir de leur coût de revient. Les transformateurs et les distributeurs appliqueraient leurs marges ensuite.

Des pistes bien accueillies par l'ensemble des acteurs, mais qui passent déjà mal auprès de l'association de défense des consommateurs, UFC-Que Choisir, et auprès de Michel-Edouard Leclerc. Selon le distributeur qui se vante de pratiquer les prix les plus bas « une hausse des prix de 5% à 15% est à prévoir pour les consommateurs ».

L'Ania, l’Association nationale des industries agroalimentaires, tempère : les consommateurs n'auraient à débourser que 15 euros de plus par an pour redresser la filière.

Le chef de l'Etat serait prêt à légiférer, par ordonnance si nécessaire, pour changer la loi de modernisation de l'Economie qui régit les relations commerciales.

Chronologie et chiffres clés