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Catastrophes naturelles France Guadeloupe Emmanuel Macron ONG Humanitaire

Publié le • Modifié le

Ouragan Irma: une préfecture absente et des secours qui s’organisent au mieux

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A St-Martin, les habitants attendent les secours, qui ont des difficultés à rejoindre l'île. REUTERS/Christophe Ena/Pool

Emmanuel Macron a passé la nuit à St-Martin, arrivé dans la soirée de mardi par avion et sans encombre. Mais pour les centaines de secouristes venus apporter leur aide depuis la métropole, rejoindre St-Martin relève de l'expédition. Un groupe d'une cinquantaine de secouristes arrivé mardi après-midi en Guadeloupe attend toujours un moyen de gagner l'île dévastée. Autant de matériel et médicaments cloués au sol.


« Vous ne pouvez pas laisser de messages, car la messagerie de votre correspondant est pleine », chantonne le répondeur. Censée organiser la logistique pour les secours coincés depuis déjà sept heures à Pointe-à-Pitre, la préfecture ne répond pas.

C’est donc en taxi que les équipes de secours et leur matériel rejoignent la Marina. Ils espèrent pouvoir gagner St-Martin – à 250 kilomètres – dans la nuit et par bateau. Ils doivent prendre des « embarcations rapides, un peu style pirogue, qui risquent de bien secouer pendant le trajet », explique Thierry Velu, directeur du Groupe de secours catastrophe français.

La préfecture est totalement absente pour épauler ces secouristes. Ce sont des habitantes du voisinage qui leur apportent un peu de riz. Epuisé, sans avoir dormi depuis 24h, le groupe apprend en pleine nuit qu’il ne pourra finalement pas prendre la mer, car trop lourd en matériel. Ils retournent à l’aéroport pour attraper quelques heures de sommeil sur des lits de camp.

Au réveil, au téléphone, les nouvelles semblent meilleures : « là on peut prendre un avion aujourd’hui. J’ai eu les autorisations de décoller, comme je les ai eus hier et j’ai décollé convenablement et je suis partie malheureusement à vide, quasiment, pour l’un des vols d’hier » rapporte une jeune femme. Des avions qui partent à vide alors que des tonnes de matériel attendent ici, preuve flagrante du manque d’organisation de la préfecture. Le groupe, lui, attend toujours une confirmation.

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