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France Terrorisme

Publié le • Modifié le

Militaires renversés à Levallois: le suspect inconnu des services de police

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La traque pour retrouver l'homme suspecté d'être le chauffeur du véhicule qui a renversé et blessé plusieurs militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret, le 9 août, a mené la police sur l'autoroute A16: l'homme a été arrêté et blessé. REUTERS/Reuters TV

Après que plusieurs militaires de l'opération Sentinelle ont été blessés mercredi 9 août au matin, fauchés par une voiture en banlieue parisienne, une chasse à l'homme a été lancée pour retrouver le conducteur du véhicule. Un homme a été interpellé dans les Hauts-de-France, un Algérien de 36 ans alors qu'il tentait de fuir à bord du véhicule qui a servi à faucher les militaires, une voiture de location. L'enquête avance rapidement mais de nombreuses zones d'ombre demeurent.


Le suspect a été grièvement blessé de cinq balles lors de son arrestation. Aussi sa garde à vue a dû être interrompue sans qu'il puisse être interrogé. Il est hospitalisé à l'hôpital Roger-Salengro de Lille et pas « audible », selon une source policière.

En fin de journée jeudi, son état de santé était toujours jugé stable mais grave. Sur place il a été opéré à deux reprises : une fois le soir même de son interpellation et une nouvelle fois le lendemain matin. Les chirurgiens se sont occupés en priorité de deux blessures : l'une dans la colonne vertébrale, la seconde au niveau du coude.

Pour l'instant difficile de dire si ces deux actes chirurgicaux suffiront. Les médecins devraient se prononcer dans la journée de vendredi si l'état de santé du suspect est compatible avec la reprise de sa garde à vue.

Lire ici le récit de l'interpellation musclée du suspect

Pour le moment, il est donc impossible pour les enquêteurs de savoir si cet Algérien de 36 ans, en situation régulière sur le territoire français, est bien celui qui a mené l'attaque - ce qui semble tout de même fort probable - mais surtout de savoir si cette attaque est liée à des motivations terroristes. Selon une source policière, citée par l'AFP, l'homme n'était pas armé.

Plusieurs perquisitions ont été menées au domicile du suspect, à Bezons, en banlieue parisienne, et dans son entourage. Mais, pour l'instant, rien ne semble avoir été découvert qui puisse expliquer son acte et, en tout cas, aucun signe de radicalisation ou d'allégeance à une organisation terroriste.

L'homme n'était pas « fiché S » (Sûreté de l'Etat), il était inconnu des services de renseignements et n'avait jamais été condamné. Son nom apparaît tout au plus dans des dossiers d'aide au séjour irrégulier, selon certains médias.

Ce chauffeur de VTC menait une vie discrète et habitait dans un immeuble d'un quartier résidentiel, selon des témoignages de voisins recueillis par l'AFP.

Le parquet antiterroriste est saisi de l'enquête mais cette attaque menée hier, mercredi 9 août, ne peut pas être qualifiée « d'attentat en lien avec une organisation terroriste » pour l'instant.

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