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France Politique française Législatives françaises 2017

Publié le • Modifié le

Législatives: La République en marche laisse 51 circonscriptions libres

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L'Assemblée nationale française. REUTERS/Charles Platiau

Dans sa quête d'une majorité lors des élections législatives française du 11 et 18 juin 2017, La République en marche (LREM) a décidé de ne présenter personne dans 51 des 577 circonscriptions. Il s'agit pour le parti d'Emmanuel Macron d'épargner des figures jugées compatibles avec la ligne présidentielle.


Après avoir un temps annoncé vouloir présenter un candidat dans chacune des 577 circonscriptions françaises pour les élections législatives de 2017, La République en marche a changé de cap. Le parti fait le pari de tendre indirectement la main à des personnalités politiques qui ont le potentiel d'être de futurs alliés.

A droite, les élus sortants Les Républicains Thierry Solère, Arnaud Robinet, Hervé Gaymard et Franck Riester n’auront pas d’adversaire LREM face à eux lors des législatives. Tout comme, évidemment, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, mais aussi les successeurs d’Edouard Philippe, Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Benoist Apparu et Hervé Mariton, eux aussi épargnés. 

A gauche, onze personnalités dont plusieurs anciens ministres sont dans le même cas. Parmi eux, le plus emblématique, l’ancien locataire de Matignon Manuel Valls, mais aussi Stéphane Le Foll, Marisol Touraine, Myriam El Khomri et George Pau-Langevin.

Enfin, une vingtaine de circonscriptions d’outre-mer sont gelées en raison, selon la formation centriste, de particularités locales de financements des partis. Au total, 51 circonscriptions se retrouvent donc dépourvues de candidats investis par la majorité présidentielle.

Six ministres en lice

Six membres du gouvernement sont en lice pour ces législatives. Parmi eux, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire est certainement celui qui aura la partie la plus difficile. Non seulement il devra affronter une élue de son ancien parti Les Républicains, mais il aura également face à lui un candidat Front national dont il devra se méfier. Car dans cette circonscription de l'Eure, le FN est arrivé nettement en tête lors du premier tour de la présidentielle.

L'avenir est également incertain pour Marielle de Sarnez. A Paris, la ministre chargée des Affaires européennes aura face à elle le socialiste sortant Pascal Cherki et l’avocat Francis Spziner pour Les Républicains. Le match s'annonce compliqué aussi pour le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que pour Mounir Mahjoubi, le très jeune secrétaire d’Etat au Numérique, qui affronte dans le capitale le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, candidat à un cinquième mandat.

La voie paraît en revanche beaucoup plus dégagée pour Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion et des Territoires, qui se représente dans le Finistère, ainsi que pour Annick Girardin, en charge de l’Outre-mer, à nouveau candidate à Saint-Pierre-et-Miquelon. Pour ces ministres, la défaite est interdite. En cas de revers, ils devront quitter le gouvernement.

Chronologie et chiffres clés